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 Songe & Kanh - « Fuir pour survivre »

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Songe
○ Vagabond qui fuit pour sa vie ○

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MessageSujet: Songe & Kanh - « Fuir pour survivre »   Jeu 14 Aoû - 22:02


Hi, I'm Songe


I- Identity card

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Nom : /

Prénom : Songe

Age : 47 ans

Sexe :

Clan : Vagabond

Rang : /

Animal : Hibou grand-duc

Allatis : Khan




II- Personality & Tastes





Songe était plus grand qu’Iranh – bon, il était plus âgé aussi – et mesure autour des 1m79. Sa taille ne le complexe pas – il n’y a pas de raison d’ailleurs me diriez-vous – et s’accord d’une certaine manière avec son physique. Oh, il est loin d’être un exemple de beauté mais à vrai dire il s’en contrefiche ouvertement. Vous pouvez tout de suite dire au revoir à l’homme baraqué et aux plaquettes de chocolat car ce serait se tromper sur notre vagabond. Cependant, il n’est pas un tas de graisse, non ! Il possède des abdominaux, pectoraux et tout le tralala mais certains hommes le dépassent largement sur ce point-là. Il en a, le minimum nécessaire pour pouvoir combattre à un bon niveau. Alors non, il n’a pas le physique d’un athlète, loin de là. Parfois semble-t-il un peu malingre mais cela n’est sans doute qu’une impression qu’il donne – peut-être est-ce dû aux diètes qu’il se trouve obligé de faire lorsque la nourriture manque. Il dispose donc de la force nécessaire pour frapper à mains nues, mais surtout pour son arme de prédilection, à savoir sa lance, faite de bois pour la hampe et d’acier pour la lame. Lorsqu’il ne l’utilise pas, sa lance est placée dans son dos en diagonale de son épaule droite à sa jambe gauche. Malgré ce qu’on pourrait en penser, elle ne le gêne nullement lors de ses mouvements, acrobatiques ou non. Mais revenons à Songe. Les traits de son visage marquent son âge avancé – bien qu’il ne soit pas très vieux – et semblent le plus souvent soucieux ou tourmentés. Ses yeux sont noirs et ses émotions les traversent assez fréquemment, plus que ce qu’il ne le voudrait. Sa peau, légèrement hâlée – d’accord, très légèrement – porte quelques cicatrices qui s’avèrent plutôt nombreuses au final : heureusement pour lui, la plupart se trouve dissimulées sous ses vêtements. Pour celles qui sont visibles, on peut relever celle qu’il a sur le dos de la main gauche, vers l’index, une autre au niveau du poignet droit et une dernière derrière l’oreille droite également. Ce sont là des éléments de son passé qu’il évite d’évoquer et dont il préfère éviter toutes questions. Mais revenons à son physique. Ses cheveux ornent son crâne et sont courts, brun agrémentés de blanc et ondulés. Aucune mèche ne tombe devant ses yeux et ne gêne la vue. Certains diront qu’il est relativement bien coiffé mais c’est qu’ils aperçoivent Songe de loin. En réalité, ses cheveux sont coiffés en bataille – le matin, il se contente de passer sa main entre ses mèches afin de leur donner un peu de volume – et je ne parle même pas de la saleté qui s’y loge. Son menton est garni d'une barbe ainsi qu'une moustache de quelques jours qui tirent sur le gris avec un peu de blanc.

Habituellement, Songe est vêtu de vêtements de la tribu – de simples tenues de toile marron – qui sont dans un état peu convenable à cause de ses années de vagabondage en forêt mais auxquels il ajoute parfois des peaux de bête afin de se protéger du froid. Il possède également une besace où il range quelques affaires et également le gibier que Kanh lui rapporte ou qu’il tue lui-même.

Pour terminer, un point relativement essentiel qui est à savoir sur Songe mais qu’il se gardera bien de dévoiler au premier venu. Depuis tout petit, il souffre d’asthme chronique qui a ensuite évolué en une insuffisance respiratoire chronique. Cela se trouve être assez handicapant et comprenez bien que vous aurez toujours le dessus sur lui lors d’un combat, sauf s’il parvient à vous mettre k-o en moins d’une minute. Assez improbable, je sais. Il ne peut donc pas courir très longtemps et donc, s’il est poursuivi, il a intérêt de se trouver une bonne planque. Que d’inconvénients qui lui posent beaucoup de problèmes. De plus, ajoutez à cela le fait qu’il perde la plupart de ses moyens lorsqu’il se retrouve bloqué – ou coincé – et vous obtenez une proie facile. Et oui, je viens de vous dévoiler les éléments clés qui vous permettront de soumettre Songe en toutes circonstances éè Pour contrecarrer cette maladie qui lui pourrit la vie - appelons un chat un chat -, il utilise un drôle de petit objet qui lui permet de calmer sa crise. Cet objet est attaché à un cordon qui se trouve toujours autour de son cou.
Ce fameux objet:
 


Kanh, son Allatis, est un majestueux hibou grand-duc au sombre plumage parfois tacheté de taches crème avec des yeux d’ambre qui fixe intensément toute personne étrangère à son humain.

***


Songe a été le mentor d’Iranh, alors vous vous l’imaginez calme, posé, réfléchi, plein de sagesse et désirant protéger ses apprentis. Un genre d’Obi-wan Kenobi mais version Les Artisans du Rêve. Ba vous avez tout faux ! Erreur totale ! Cassons un peu les stéréotypes des mentors, voulez-vous ? Oh, je n’irai pas jusqu’à dire qu’il en est l’opposé mais tout de même. Enfin, voyez par vous-même, cela sera plus rapide.

Il s’avère que notre vagabond ressemble en plusieurs points à son apprenti mais chaque élément sera causé par des raisons différentes. Contrairement à la jeune femme, il n’eut personne pour le prendre en charge lorsqu’il fut rejeté par la tribu. Il se retrouva seul, dès son plus jeune âge, uniquement accompagné de Kanh. Mais cela vous le découvrirez plus amplement dans son histoire. Revenons sur son caractère. Il a souffert de cette solitude, bien plus qu’Iranh, même s’il a été doué pour lui dissimuler. A cause du rejet qu’il subissait, il s’est renfermé sur lui-même, comme une huître, et cela est toujours d’actualité du haut de ses quarante-sept ans. Il se montre distant envers tous, ainsi que réservé, même avec les quelques proches qu’il a. Vous ne l’entendrez jamais parler de lui sans une excellente raison ou de son plein gré, ô grand jamais. Il n’est pas du genre à se confier. Questionnez-le sur son passé et il déviera la conversation sans répondre ; et si vous insistez, il se contentera de vous dire que c’est compliqué ou qu’il y a certains fantômes qui doivent rester là où ils se trouvent. Oui, il est hanté par ses souvenirs – du moins, certains – et ne parvient pas à s’en débarrasser. De plus, son côté sinistre, pessimiste, négatif, morbide, et autres mots de ce genre aggrave ce phénomène et l’empêche de tourner véritablement la page. Cette hantise a d’ailleurs été l’élément clé de l’évolution de sa personnalité.

Si vous observez ses noires prunelles, vous y verrez moult émotions les traversaient. En effet, il est une personne assez expressive, plus qu’il ne le voudrait d’ailleurs. A chaque fois qu’un de ses interlocuteurs comprend ce qu’il ressent, il s’en veut profondément mais toutes ses tentatives pour se montrer moins expressif échouent, continuellement. Du coup, si vous l’observez, vous saurez automatiquement ce qu’il ressent. Impassible n’est pas un mot qui est compatible avec Songe – ce qui est assez positif pour tous ses ennemis. Pour continuer sur ce sujet, sachez également qu’il n’a pratiquement aucune confiance en lui-même – son foutu côté pessimiste qui lui fait dire que tout ce qu’il entreprend sera raté. Il admet que c’est quelque chose d’assez embêtant mais il n’arrive pas à y remédier. L’un des côtés handicapants de ce « problème » est qu’il est une bille en manipulation. Il tente de temps à autres de manipuler quelques personnes mais il se fait aussitôt cramer à cause de ce manque de confiance en ce qu’il entreprend et lui-même.

Détruisons à présent son image de mentor. Notre vagabond a une personnalité très impulsive : il réagit au quart de tour – au moins est-il réactif et vif. Ainsi s’emporte-il très rapidement et, malheureusement, cela est un autre inconvénient. Il faut dire ce qui est. Il est également parfois irréfléchi – il fonce assez souvent dans le tas – mais cela a au moins le mérite qu’il soit imprévisible ! Il est très dur de planifier quelles vont être ses réactions et il ira très souvent à l’inverse de ce que vous aviez imaginé. Il est plutôt spontané : ne lui parlez pas de stratégie, il vous enverra paître ailleurs. Son plan réside bien souvent à accomplir son objectif et ressortir vivant, quitte à dégommer quelques personnes au passage. Il est assez expéditif et ne prend jamais son temps – notez d’ailleurs qu’il est toujours en retard mais qu’il déteste attendre. Associez à cela le fait qu’il soit bordélique au plus haut point et vous venez de détruire le stéréotype du mentor calme et posé !

Songe ne se nourrit que très rarement d’illusions et sait bien souvent quand la situation est désespérée, surtout la sienne. Parfois la considère-t-il ainsi en avance, à cause de son côté pessimiste. A cause de cela, il lui arrive d’abandonner très facilement – cependant, il persévèrera toujours pour son unique et réel objectif (cf histoire) – face à un ennemi et se laissera faire, complètement résigné. Dans ces cas-là, il se transforme en un petit mouton qui suit son berger sans opposer une quelconque résistance. A cause de cela et afin d’éviter de se retrouver dans ce genre de situations, il n’hésitera pas à trahir, à être déloyal et à être le pire des salops dans notre langage actuel. Il se montre sans scrupules et n’hésitera pas à frapper dans le dos si cela est nécessaire pour sa survie. Oui, sa vie est une chose qui lui importe beaucoup car il s’agit là d’une des rares choses qui ne lui a pas été enlevées. Alors la conserve-t-il précieusement. En conséquence, il est considéré lâche – fuir un combat n’a jamais été un problème pour lui – et est craintif et très méfiant envers tous. Acquérir sa confiance est une chose extrêmement compliquée et je vous souhaite bon courage. Vous mentir n’est pas un élément qui le dérangera et sachez également que la loyauté et la fidélité sont deux notions qu’il ne connait pas et qu’il ne tient pas à connaître.

Notre vagabond est un brin provocateur, ce qui est dû à son inconscience dont il aimerait bien se débarrasser. Railleries et moqueries font partie de son quotidien et il en use face à n’importe quelle personne, qu’importe les conséquences – foutue inconscience. Sardonique, ironique et sarcastique, il s’attire bien souvent les foudres de ses interlocuteurs, ce qui ne lui facilite pas tellement la vie. A cela s’ajoute sa familiarité et sa grossièreté, ainsi que son côté irrespectueux : oui, il possède un langage très cru et il se moque de choquer les plus jeunes, ou même les personne avec qui ils discutent. Songe s’avère quelque peu rebelle et brave les ordres mais cela se retourne toujours contre lui et constitue un paradoxe car il se montrera aussi docile qu’un mouton face à la personne qui l’aura soumis.

Pensif, il est bien souvent perdu dans les méandres de son esprit. Parfois son passé refait surface à son grand déplaisir. Cela entraîne chez lui du stress et de l’angoisse, mais surtout de la paranoïa. Il ne peut s’empêcher de penser que toute personne qu’il rencontre vient lui chercher des noises. Vérité ou simple obsession, allez savoir. Souvent, lorsqu’il est en forêt, il ne peut s’empêcher de se retourner au moindre bruit, de peur qu’il s’agisse de quelqu’un. Lors d’une rencontre, son attitude est très souvent différente : cela n’est pas dû à son interlocuteur mais plutôt à son humeur. Lunatique ? Oui, un peu. Egalement versatile. Il lui arrive de dire qu’il va vous suivre puis, deux minutes plus tard, il prendra la fuite sans aucune raison. Il change souvent d’avis sans aucune raison apparente : personne n’arrive à déchiffrer ce qu’il se passe dans sa tête. Par ailleurs, il n’est que très rarement franc, honnête et direct. N’oubliez pas qu’il est distant et renfermé.

Songe est claustrophobe, c’est un point à savoir. Cela induit qu’il déteste se sentir bloqué ou coincé. Il ne préfère pas être obligatoirement maître de la situation mais il apprécie d’influencer le cours des évènements et non de les subir. Coincez-le dans un coin et vous verrez le résultat. Et oui je vous donne les éléments qui vous permettront de le soumettre, et alors ? Il déteste également être dépendant de quelqu’un, lui qui tient chère à son indépendance qu’il a acquis difficilement. Il refuse constamment l’aide qu’on cherche à lui offrir, préférant se débrouiller seul. Cependant, à cause de sa maladie, il se trouve bien souvent incapable de le faire sans une aide extérieure. Cruel coup du sort. Pour terminer, il a horreur du contact (amical ou non) et cherche à la fuir par tous les moyens mais cela s’avère souvent compliqué.

Khan est d'une nature soucieuse et se préoccupe beaucoup du devenir de Songe. Oui, il s'inquiète pour lui mais il sera toujours là pour, quoi qu'il arrive. Il sait pertinemment ce qui se passerait s'il abandonnerait. Il est son unique confident, même si tous ne peuvent pas communiquer mentalement.


 

Aime : La liberté Ҩ Khan Ҩ La nature Ҩ Les hiboux & chouettes (ses rares amis)

Aime pas : La dépendance Ҩ Sa maladie Ҩ Sa tribu natale Ҩ Les gens Ҩ Les loups Ҩ Les membres de la tribu Ҩ Jengo Ҩ Attendre Ҩ La stratégie Ҩ Sa claustrophobie Ҩ Le contact Ҩ Les curieux Ҩ Son passé



III- Once upon a time ...




Cris, pleurs ; de la joie. Voilà ce que renfermait cette tente qui abritait la petite famille. Dehors, la nuit d’été était tombée depuis plusieurs heures mais une brume s’était doucement installée. Le nouveau-né fut nommé Songe, en souvenir de cette nuit aux apparences féeriques. La joie et la réjouissance étaient de mise mais un évènement inattendu interrompit le tout : un ululement se fit entendre. Les jeunes parents semblèrent aussitôt apeurés : ce hibou ou cette chouette qui venait de faire entendre sa voix était un mauvais présage et signifiait pour cette tribu qui vénérait l’Esprit du Loup la mort. Mais la mort pour qui ? Là résidait la question. Le couple pensa à deux réponses possibles : soit leur fils était destiné à mourir rapidement, soit c’était son Allatis qui n’avait d’ailleurs pas fait son apparition. Les jours passèrent et ils supposèrent qu’il s’agissait bien de leur deuxième hypothèse. Cependant, leur enfant leur paraissait trop joyeux pour que cela puisse être le cas. Tout était troublé, aussi flou que cette brume qui entoura sa naissance.

Une, puis deux et trois années passèrent sans que ce mauvais présage ne se réalise. L’Allatis du jeune garçon n’avait toujours pas fait son apparition mais Songe était trop épanoui pour que son animal soit déjà décédé. De plus, l’ululement se répétait chaque nuit, ce qui effrayait toute la tribu. Mais personne ne parvenait à trouver une explication valable. En réalité, personne n’osa imaginer le « pire » et ils finirent par le découvrir durant la troisième année de vie de l’enfant. En effet, lors d’une nuit comme les autres, un hibou grand-duc ululait à proximité du campement mais il se trouvait en compagnie du dernier-né de la tribu. Celui-ci s’était levé et avait échappé à la surveillance de ses parents. Plus tard, alors qu’il jouait toujours avec l’animal qui était en réalité son Allatis, sa mère s’était réveillée et le cherchait partout, affolée que son petit ait pu disparaître. Lorsqu’elle le trouva, la joie qui était apparue disparut aussitôt dès qu’elle aperçut le rapace qui entretenait de fortes relations avec son fils. Le dégoût et la haine apparurent sur le visage de la mère qui cria afin de prévenir la tribu de l’hérésie dont elle était témoin. En effet, cette tribu qui vénère l’Esprit du Loup ne tolère pas qu’un de leurs membres n’ait pas pour Allatis cet animal sacré. Qu’est-ce qu’y arrive lorsque cela se produit me demandez-vous ? Eh bien, vous allez voir pour ceux qui n’auraient pas lu l’histoire d’Iranh. Le père accourut, suivi de Jengo, le meneur de leur petite communauté, ainsi que d’autres personnes alertées par les cris. La mère traîna ensuite Songe de force jusqu’à la place centrale et cria sa rage et son dégoût. Elle demandait à leur chef d’agir en conséquence face à cette ignominie – ce qui désigne à la fois son fils et le hibou. L’homme ne répondait rien mais réfléchissait, puis déclara à tous sa décision. Il ne tuerait pas le gamin. Si leur Esprit le voulait, qu’il lui envoie un signe. Il l’autorisait même à demeurer au campement mais il y resterait seul. Il serait un rejeté, comme certaines personnes l’avaient déjà été auparavant, il y a plusieurs décennies. Les jeunes parents acquiescèrent face à cette décision : ainsi soit-il.

En à peine quelques heures, Songe venait de tout perdre, ou presque : famille, amis, tribu. Il ne lui restait plus que la vie et Kanh, son hibou grand-duc. Complètement désemparé, ne comprenant rien du haut de ses trois ans, il retourna voir sa mère pour essayer de comprendre mais celle-ci le gifla sans ménagement et lui ordonna sèchement de ne plus lui adresser la parole une seule fois, puis elle retourna à l’intérieur de sa tente après avoir lancé un regard haineux à l’enfant. Les larmes montèrent aux yeux du jeune garçon qui fit doucement demi-tour vers la tente qui lui était attribuée, celle des rejetés. Dès qu’il y fut, il s’effondra sur le sol, se recroquevilla sur lui-même et pleura en silence. Et du haut du promontoire où se trouvait sa « demeure », le meneur Jengo avait observé toute la scène sans intervenir.

Les mois puis les années passèrent sans incident notable. Songe avait retenu la leçon, il ne devait s’adresser à personne, ce qu’il fit. C’est durant cette période qu’il se renferma sur lui-même car son seul ami était Kanh et il passait ses journées entières avec lui. Le fait qu’il est un hibou grand-duc comme Allatis lui était très utile car celui-ci lui rapportait fréquemment des lapins et autres rongeurs ce qui lui permettait de ne pas mourir de faim. Il apprit à se débrouiller seul et apprit bon nombre de choses par lui-même, à force d’expériences – comme faire du feu. Cependant, la vie n’était pas facile pour lui car il devait subir une maladie respiratoire qui lui compliquait l’existence. Leur guérisseur le prit en pitié et lui donna un inhalateur qui appartenait autrefois à un autre membre : cela l’aiderait en cas de crise. Sans qu’il ne le sache, il était observé par Jengo et lors de sa dixième année, celui-ci vint le voir. Sa première réaction fut de la surprise : il ne s’attendait pas à ce quelqu’un vienne lui parler, et encore moins le meneur de leur tribu ! Ce dernier, au cours de leur discussion, lui expliqua pourquoi : impressionné par sa débrouillardise, il avait décidé de l’aider un peu. Etonné, le jeune adolescent le dévisagea, ne comprenant ce qu’était cette aide mais il finit par comprendre au fil des jours. Leur chef lui offrit une lance – déjà utilisée, pas neuve faut pas rêver tout de même – et lui apprit comment la manier. Il lui apprit également à chasser, à lire – un élément qu’on a parfois tendance à oublier – ainsi que d’autres choses utiles. Le reste de la tribu n’osait formuler une seule critique sur l’attitude de leur meneur qui était on ne peut plus étonnante. Cette proximité dura cinq ans.

Lorsque Songe eut quinze ans, leur chef décida que son apprentissage était terminé car l’adolescent était désormais complètement autonome. Ils se séparèrent donc, ne discutant plus qu’à de rares occasions mais il resta dans les bonnes grâces de Jengo, à la surprise générale de la tribu qui ne s’attendait pas vraiment à cela. Rien de notable ne fit irruption dans la vie du jeune homme qui remplissait ses journées en allant à la chasse en compagnie de Kanh. Cependant, rien n’avait changé pour lui : il se sentait toujours aussi seul et rien ne venait empêcher ce sentiment de le hanter.

Sa vie prit un nouveau tournant l’année de ses vingt-quatre ans. En effet, on lui confia la garde de la jeune Iranh, une nouvelle victime du fanatisme de la tribu. Agée d’un an, ses parents venaient de découvrir que son Allatis était une hermine et non un loup comme son frère aîné. Songe accepta de la prendre sous son aile – il n’avait pas vraiment le choix aussi – : au moins ne ressentirait-elle pas la solitude comme lui l’avait vécu.

Etant la plupart du temps à la chasse afin de subvenir à leurs besoins alimentaires, il regrettait de ne pas être plus présent pour la jeune Iranh qui devait se sentir seule. Celle-ci grandissait vite et semblait s’épanouir pleinement, ce qui était l’essentiel. Il discutait souvent avec elle quand il le pouvait et elle était vive d’esprit, désireuse de connaître le monde dans lequel elle vivait. Elle semblait également fascinée par son frère aîné qu’elle observait durant des heures mais Songe le savait, elle ne récupérait que son mépris et sa haine. Un jour il prit l’enfant sur le fait et lui passa un savon sans que personne n’ose intervenir. Etant dans les bonnes grâces du meneur, plus personne ne s’en prenait à lui, cela lui donnait un air d’homme respecté. Cet incident clos, rien qui ne sortait de l’ordinaire n’arriva ensuite.

Du haut de ses trente-et-un ans, il s’entendait très bien avec la jeune Iranh qui avait désormais sept ans. Il discutait avec elle autant qu’il le pouvait et essayait d’être plus présent pour elle. Cependant, ce qu’elle fit vint bouleverser leur fragile équilibre. La jeune fille avait compris pourquoi elle n’était pas intégrée à la tribu : c’était parce qu’elle n’était pas liée avec un loup. Un beau jour, elle se rendit sur la place centrale du campement en compagnie de l’animal sacré qu’elle avait visiblement apprivoisé. Les membres de la communauté sortirent de leurs tentes, intrigués par le bruit, et certains la regardèrent médusés, ne comprenant pas comment elle avait pu réussir un tel acte. Songe était présent, il observait tout, guettant notamment la réaction de Jengo. Celui-ci ne tarda d’ailleurs pas à arriver et tout s’enchaîna rapidement. Il donna des ordres aux hommes de sa garde : deux allèrent saisir la jeune fille, deux autres le loup et les autres demeuraient aux côtés du meneur. Le protecteur d’Iranh décida d’intervenir, voyant quelles étaient les intentions du chef. Il tenta de s’interposer, déclarant que sa protégée ne pensait pas à mal, qu’elle souhaitait simplement s’intégrer mais les hommes restant du meneur l’envoyèrent aussitôt dire bonjour au sol et l’un deux le bloqua fermement pour l’empêcher de s’opposer au jugement. Le leadeur de la communauté prit en main sa dague, attrapa le loup et l’égorgea sans tenir compte des protestations des deux rejetés. Puis il alla voir la fillette pour lui demander ce qu’elle ressentait. Comme elle ne faisait que bredouiller des mots sans réels sens, il lui répondit froidement que jamais elle ne pourrait se lier à un loup car cet animal n’était pas son Allatis et qu’il ne le serait jamais. Conclusion, elle ne pourrait jamais s’intégrer véritablement à la tribu. Puis, il repartit vers sa tente et ordonna d’un geste à ses hommes de les libérer, ce qu’ils firent sans tarder, et ils partirent à la suite du meneur. Songe, révulsé par de tels actes, voulut protester, montrer son désaccord et dire à Jengo qu’il aurait pu amener les choses autrement mais au moment où il se levait il fut arrêté par les reniflements d’Iranh qui pleurait la mort du loup. Calmant ses ardeurs, il emmena l’enfant avec lui dans leur tente pour la consoler du mieux qu’il pouvait après avoir lancé un regard noir empli de haine au meneur qui le fixait. Malgré ce qu’il lui devait, Songe avait osé se rebeller et protester ouvertement. Il se doutait fortement que cela n’allait pas rester impuni.

Depuis ce tragique évènement, Songe décida de changer la manière dont il éduquait l’enfant. Il lui offrit une lance et lui apprit à la manier. Elle devait se tenir prête à se défendre, au cas où. Il savait qu’il n’allait pas rester très longtemps dans les bonnes grâces du meneur. Ses protestations ne pouvaient demeurer impunies, il en était certain. Son instinct le lui insufflait alors, avant que quelque chose n’arrive, il entraînait sa protégée.

Les années passèrent sans incident notable, si on omet les continuelles oppositions entre les deux rejetés et le reste de la tribu. L’Allatis de Songe, son hibou grand-duc, eut un petit et il l’offrit à Iranh, qui le nomma Holiganh. Leur quotidien continuait sans soucis, entre les séances de chasse et les séances d’entraînement à la lance.

Ce qu’il avait pressenti lors du tragique évènement de la place finit par arriver. Au cours d’une énième séance de chasse avec sa protégée, certains hommes de la garde du meneur débarquèrent de nulle part, armés et aux intentions peu claires. Ils demandaient de les suivre mais Songe pointa sa lance en leur direction, refusant clairement. Il lança une besace de cuir à Iranh et lui ordonna sèchement de fuir. Ce qu’elle fit après quelques protestations. Elle disparut dans les bois peu de temps après le début de l’affrontement. La lance du rejeté heurtait les épées de ses adversaires, sans qu’aucun ne parvienne à toucher l’autre. Puis vint le premier coup : touché au mollet, le sang coulait déjà et se répandait sur le sol des sous-bois. De plus, il peinait de plus en plus à respirer, sa maladie le rattrapait, et il finit par succomber au nombre. De toute façon, même sans problème respiratoire, il aurait fini par perdre ce combat, il le savait. Un contre six, ce n’était pas très équitable. Il se retrouva à genoux, encerclé, le regard fixant le sol attendant que son heure vienne. Victime de plusieurs coups, les estafilades causées par les épées se trouvaient à de multiples endroits : mollet, cuisse, bras, épaule – il en porte d’ailleurs toujours les marques à travers ses cicatrices. Cependant, malgré l’acier froid posé sur sa nuque, aucun des hommes ne l’acheva. Il releva doucement la tête, sans aucun geste brusque, et dévisagea le capitaine de la garde. Celui-ci le somma sèchement de les suivre sans résister. On le leva de force et il dut avancer en boitant légèrement. Sa lance lui avait été confisquée – ils n’allaient tout de même pas lui laisser une arme – et ils avançaient droit vers le campement. Du moins, c’est ce qu’il croyait.

Après dix minutes de marche, ils arrivèrent à une cabane isolée de tout dans laquelle ils entrèrent. Enfin, pas tous. Seul le capitaine de la garde pénétra à l’intérieur, entraînant le rejeté avec lui, tandis que les autres se dispersaient autour de la petite cahute afin de monter de la garde. Toute échappatoire semblait obstruée et impraticable.

L’intérieur était sombre, peu éclairé, lugubre et sans doute insalubre. Songe fut poussé au centre de la pièce, lui arrachant au passage une grimace de douleur, tandis que le capitaine posait sa lance sur un râtelier et il se retira afin de monter la garde juste devant la porte. Le rejeté se trouvait un peu désemparé par une telle situation et ne comprenait vraiment pas ce qu’il se passait. Il entendit ensuite un rire et se tourna vivement en direction de là où il l’avait entendu, puis aperçut une trappe qui était ouverte. Il ne voyait pas sur quoi elle donnait car aucune lumière n’en arrivait. Alors qu’il s’apprêtait à poser une question à celui qui l’avait emmené ici, quelqu’un le poussa subitement et il chuta à travers la trappe ouverte.

Il atterrit sur des escaliers en bois qu’il dévala sans pouvoir faire quelque chose et il se rétama complet sur le sol froid de ce sous-sol. Malgré la douleur provoquée par cette chute, sans oublier celle dû à ses blessures, il releva la tête et vit avec stupeur que la trappe s’était refermée. Quelqu’un venait de la piéger ici et il avait une petite idée sur cette personne. Il se leva avec difficulté et s’étira pour se remettre de cette prodigieuse chute mais ce fut-là la seule chose qu’il eut le temps de faire. Il sentit qu’on l’entraînait vers le fond de ce sous-sol dont il ne voyait rien et il alla heurter violemment le mur après avoir été une nouvelle fois poussé – et il tomba au sol, encore. Il n’eut pas le temps de réagir qu’il se retrouva bloqué, les poignets entravés par des chaînes métalliques. Prisonnier. Il était prisonnier et il n’en revenait pas. Puis une bougie fut allumée et il aperçut enfin le visage de son geôlier, bien qu’il se doutât de son identité. Jengo. Le meneur de la tribu qui avait visiblement une dent contre lui depuis ses protestations. Il n’avait pas apprécié le côté rebelle de Songe et il lui faisait payer chèrement. Oui, le leader était une personne très rancunière et revancharde.

Songe resta enfermé dans ce sous-sol plus sombre qu’une nuit sans lune pendant plusieurs mois qui lui semblèrent durer une éternité. Au total, il demeura prisonnier pendant six mois et onze jours précisément. Durant tout ce temps, Jengo se vengea et pas qu’un peu. C’est de ces évènements que naquirent en le rejeté sa claustrophobie ainsi que son horreur du contact, sans oublier sa paranoïa. Qu’est-ce qui lui arriva ?… Biip, erreur système, veuillez réitérez votre demande. Ce sujet est vraiment très sensible pour Songe alors nous allons passer sous silence ce qui lui est arrivé – sachez juste que la multitude de cicatrices qu’il possède (torse, dos, épaules, les quelques visibles notées dans son physique) sont issues de ce qui lui est arrivé durant ses six longs mois. Avec tout ce qui a été dit, vous devriez être capable de supposer ce qu’il s’est passé. Mais passons désormais à la suite.

Au bout de ses six longs mois et onze jours, Songe n’était plus que l’ombre de lui-même : brisé, désespéré, il se contentait de subir les envies de Jengo, un homme qu’il ne tarda pas à redouter. Mais je vous vois venir avec vos gros sabots, vous vous demandez comment il a pu s’en sortir, n’est-ce pas ? Eh bien je dois dire que vous allez être surpris, tout comme l’a été notre rejeté. Alors qu’il était plongé dans le noir, redoutant la venue du meneur de la tribu, la trappe s’ouvrit, laissant apparaître un rayon de lumière. La peur le saisit immédiatement mais sa surprise la surpassa lorsqu’il entendit une voix qui lui rappelait quelque chose et qui se voulait douce et rassurante. Il connaissait cette personne mais ne parvenait pas à mettre un nom dessus. De plus, ce n’était pas comme si son état l’aidait. Puis, d’un coup, la révélation : le guérisseur. Celui qui lui avait donné son inhalateur. Un homme qui ne lui avait jamais témoigné de haine. Ce nouveau venu entreprit de le libérer et lui remit sa lance et une besace qui contenait diverses herbes qui devraient l’aider à soigner ses blessures. Songe ne bougea pas d’abord, trop hébété par cet évènement. Il peinait également à y croire, tant cela semblait irréel. Pourquoi lui viendrait-on en aide ? La réponse à cette question lui échappait complètement. Le guérisseur le pressait, lui disait de se dépêcher car Jengo pouvait revenir d’un moment à l’autre. Le rejeté finit par bouger mais s’effondra aussitôt contre le mur, tant sa douleur était intense. L’herboriste qui venait le libérer attrapa dans la besace une fiole et la lui donna à boire. Du lait de pavot, un liquide qui permet l’atténuation de la douleur. Puis, après avoir pris la lance et le sac, il aida Songe à se lever et l’emmena hors de cette cabane si sinistre. Dès qu’il fut dehors, l’ancien prisonnier inspira une bouffée d’air frais, ce qui eut pour effet de le faire tousser puis cracher quelques gouttelettes de sang, mais cela lui fit un bien fou. Il entendit ensuite un hennissement, ce qui le fit se retourner brusquement, non sans lui arracher un gémissement de douleur. Il aperçut un cheval et, perché sur sa tête, un hibou grand-duc. Kanh…  Il n’eut pas le temps de savourer ses retrouvailles que le guérisseur le faisait monter sur le dos du canasson. Il lui rendit la lance et la besace et l’enjoignit de déguerpir le plus vite. Il claqua l’arrière de l’animal qui partit au galop, emmenant Songe bien loin de sa tribu natale et de Jengo qui lui en voudrait sûrement d’avoir pris la poudre d’escampette.

La route que suivit le cheval finit par l’amener au bout de plusieurs journées de galop à une nouvelle cabane qui semblait prête à s’effondrer. Cependant, elle était loin de tout et cela lui convenait parfaitement. Un lit était présent et il s’allongea aussitôt dessus.

Songe mit plusieurs mois – environ deux ou trois, peut-être quatre – à se remettre physiquement de ce qui lui était arrivé et il reprit du poil de la bête grâce à l’insistance de Kanh au bout d’une année. Pendant tout ce temps, il demeura dans cette cahute miteuse mais personne ne vint l’y chercher. Une fois entièrement remis – enfin, si on peut dire ça – il se mit à errer à travers les terres de l’Arianne mais toujours loin de son ancienne tribu qui se trouvait loin dans le nord. Il devint un vagabond, un homme sans attache, peu recommandable. Cette vie lui suffisait, il ne souhaitait pas être confronté de nouveau à une communauté, qu’elle soit différente ou non. Cependant, malgré l’impression qu’il essaie de donner, surtout face à Kanh, il ne s’est jamais entièrement remis mentalement de ce qui lui est arrivé. Cela le hante, chaque jour. Chaque nuit il en rêve. Il n’arrive pas à s’en remettre, à tourner la page. Ces évènements l’ont comme gravé au fer rouge. De plus, les cicatrices qu’il porte les lui rappellent sans cesse. Il demeure brisé au plus profond de lui. Malgré tout, il suit un objectif. Un seul, un unique. Fuir. Fuir pour survivre.


 


VI- Who am I ?



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Songe
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MessageSujet: Re: Songe & Kanh - « Fuir pour survivre »   Ven 15 Aoû - 23:36

Plop ♪

Prèz terminée ; histoire postée en intégralité.
Navrée pour la longueur, j'étais vraiment inspirée, surtout pour ses trente-neuf ans (allez savoir pourquoi d'ailleurs xD).

Possible MAJ à venir dans la journée - mon cerveau est pas trop en état de le faire maintenant, il est 1h36 quoi x) La MAJ viserait notamment à tourner quelques phrases ou ajouter une ou deux précisions. Somme tout, rien qui n'influence vraiment l'histoire x) Vous pouvez donc lire sans aucun problème !
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Iranh
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MessageSujet: Re: Songe & Kanh - « Fuir pour survivre »   Sam 16 Aoû - 12:00

MAJ effectuée ; juste quelques fautes corrigées mais je suis sûre d'en avoir oubliées x)

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MessageSujet: Re: Songe & Kanh - « Fuir pour survivre »   Dim 17 Aoû - 0:39

Plop je kiff ton perso *-*

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MessageSujet: Re: Songe & Kanh - « Fuir pour survivre »   Dim 17 Aoû - 0:42

Merci Alou' (:
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MessageSujet: Re: Songe & Kanh - « Fuir pour survivre »   

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Songe & Kanh - « Fuir pour survivre »

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