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 Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]

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Songe
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MessageSujet: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Sam 16 Aoû - 15:53






Manipulations

in the darkness.


With Daÿlan






L’aube avait déjà pointé le bout de son nez depuis plusieurs heures déjà mais Songe n’était pas d’humeur à se lever, à quitter son lit de fortune. La fatigue le clouait au matelas : voilà deux nuits qu’il n’avait pu dormir tranquillement à cause de ses insomnies. Il s’était réveillé par deux fois, transpirant et haletant, et sans pouvoir retrouver le sommeil par la suite. Il était resté allongé, sans bouger, à fixer le plafond de la cabane qu’il avait fini par retaper un peu, histoire de ne pas se prendre la pluie. Oui, cela lui était déjà arrivé : il s’était pris un orage lors d’une de ses rares nuits de repos et il avait eu la haine. Rares étaient celles où il parvenait à se reposer plus ou moins correctement, alors si les éléments climatiques si mettaient, il allait finir par succomber à la fatigue. Oh, cela ne serait pas plus mal parfois, cela mettrait fin à tous ses tourments. Ses insomnies avaient au moins ce mérite. Puis, il sentit soudainement un poids sur son ventre. Il releva la tête et aperçut des yeux ambrés qui le fixait intensément, légèrement coléreux. Abandonnant ses pensées morbides pour subvenir au bon plaisir de son Allatis, il relâcha ensuite les muscles de sa nuque et laissa tomber sa tête sur le coussin. Visiblement, il ne pourrait pas passer sa journée à glander dans la cabane et il allait devoir se bouger un peu. Depuis plusieurs années, Kanh se montrait assez attentionné et faisait très attention à la santé de son humain, au grand déplaisir de ce dernier. Cependant, il savait pertinemment ce qu’il serait devenu s’il n’avait pas pu compter sur le soutien de son hibou. Il lui devait beaucoup, quoi qu’il en dise. Soupirant, il finit par se lever. Il prit ses affaires – soit sa lance et sa besace – et sortit de la cabane, aussitôt suivi du rapace qui lui passa devant en battant des ailes.

La forêt était verdoyante et arborait fièrement ses couleurs du printemps. Les fleurs apparaissaient sur les arbres afin de les embellir de leurs beaux coloris. Les rayons du soleil ne parvenaient que difficilement à percer l’épais feuillage, si bien que les sous-bois regorgeaient de fraîcheur et d’humidité. Et, caché dans les branches d’un arbre, Songe tentait de se dissimuler à travers le décor afin de surprendre sa proie. Un lapin avançait doucement, ne se doutant de rien, n’apercevant pas la mort qui le guettait. Dès qu’il fut dans l’angle de visée du vagabond, celui-ci lança son arme qui alla clouer le lapin au sol. Le sang coulait de la blessure et se mêlait à la terre. Il descendit agilement – enfin, il tenta – et manqua de mal se réceptionner, puis récupéra sa lance et son gibier, qu’il rangea aussitôt dans sa besace où se trouvait déjà d’autres victimes de sa chasse du jour. Il reprit son chemin, à l’aguet de d’autres proies éventuelles.

Crac. Putain de merde. A ses pieds, une brindille. Il entendit dans la foulée un lièvre déguerpir à toute vitesse, fuyant le danger que représentait l’humain qui s’aventurait dans les bois. Songe pesta et frappa du pied le tronc qui se trouvait devant lui. Il entendit un bruissement d’ailes au-dessus de lui et finit par se calmer. Oui, Kanh avait un effet apaisant sur lui, allez savoir pourquoi. Le vagabond reprit sa route, ne désirant pas rester trop longtemps au même endroit, surtout après avoir fait du bruit. Si quelqu’un était dans les alentours, on devait l’avoir repéré. Et s’il s’agissait de son ancienne tribu, il ne donnait pas cher de sa peau. Il ressentit aussitôt une colère : pas la sienne, celle de son Allatis qui souhaitait par-dessus tout arrêter de le voir se morfondre dès la première occasion. Passant outre ses pensées et haussant les épaules, il se concentra sur le chemin qu’il suivait – bien qu’il n’y avait aucun sentier au sol – se retournant fréquemment pour vérifier que personne ne le suivait.




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Daÿlan
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Sam 16 Aoû - 16:38


Découverte intéressante.

Feat Songe


A l'aube, Daÿlan, couché depuis à peine quatre heures, fut réveillé brusquement, certainement par un de ces mauvais rêves dont il ne se souvenait déjà plus. Lentement, il tourna la tête vers Swën, couché à quelques mètres de lui. Il dormait paisiblement, raison pour laquelle le jeune homme se leva et quitta la tente sans un bruit. Il prit des vêtements de rechange sur le fil qu'il laissait pendre pour les sécher, se changea - oui, en dehors de la tente; de toute manière personne n'était levé à cette heure. Il jeta ses vieux vêtements dans une bassine et enfila ses chaussures de cuir noir. Il irait simplement faire un tour au camp qu'il ne quitterait pas sans son Allatis. De toute façon, Daÿ' savait que celui-ci ne tarderait pas. Il le rejoindrait certainement dans une vingtaine de minutes. Le jeune homme marcha sans but - mis à part celui d'observer -, toujours aussi silencieusement que son ombre. Ensuite, il retourna près de sa tente pour aller chercher Swën, qui l'attendant déjà à l'entrée. Le jeune homme ressentit une nuance d'interrogation de la part de l'animal à laquelle il répondit par l'image d'une forêt.

Les deux quittèrent donc le camp, les premiers comme à l'habitude. Ils savaient pertinemment que l'on apprenait les choses les plus intéressantes au matin et qu'en plus de cela, l'avenir appartenait aux gens qui se lèvent tôt. Or, Daÿlan aimait cela, lorsque les choses lui appartenaient, d'autant plus l'avenir. Comme prévu, il se dirigea vers les bois - le refuge des lève-tôt. Le jeune homme marcha longuement et silencieusement en compagnie de son chacal sans qu'ils n'échangent quelque pensée, pensées dans lesquelles ils étaient tous deux perdus. Swën commençait cependant à dépiter; de nature beaucoup moins patiente que son humain. Ressentant cet agacement, Daÿ fit halte et s'assit près d'un arbre, préférant attendre que les choses viennent à lui. Il finit par s'endormir, rattrapé par le sommeil.

A nouveau, Daÿlan fut réveillé, mais cette fois, il eut la conviction que ce n'était pas par un rêve. Il était déjà un peu plus tard et, malgré que le soleil montrait déjà le bout de son nez, la forêt restait sombre. Son Allatis, alerté lui aussi, ne fit pas un bruit, cela avant que son humain ne lui ordonne. Le coeur de l'homme s'accéléra : peut être enfin un peu d'animation ! Et en effet, il vit une silhouette non loin de lui qu'il put identifier brièvement : un homme d'âge moyen, vers la cinquantaine, armé d'une lance. Daÿ resta là et attendit d'en découvrir plus sur l'identité de sa trouvaille, mais celle-ci s'éloigna. Il se leva, profitant d'un léger coup de vent pour couvrir le bruit des branches. Son chacal sur les talons, il entreprit de le suivre, de façon latérale bien évidemment pour éviter de se faire voir. L'homme semblait chasser. Le jeune espion ne remarqua aucune trace physique du fait qu'il puisse appartenir à un Clan; et de toute manière, dans les Clans, les hommes de cet âge chassent rarement. Ils se sont battus longtemps, on leur évite donc cette corvée.

Daÿlan savait donc qu'il avait affaire à un vagabond cinquantenaire accompagné d'un hibou grand-duc qu'il remarqua bien plus tard. Maintenant, il fallait en découvrir plus. Dans un silence mortel, il sortit ses deux lames, au cas où sa découverte serait effrayée et tenterait de l'embrocher avec sa lance. Il les garda cependant basses pour éviter tout signe d'agressivité. Il fit signe à son Allatis de sortir à son signal. Un, deux, trois... On sort... Comme prévu, l'attention de l'homme fut attirée et il se retourna vers Daÿlan, l'air surpris. L'espion resta impassible, tenant toujours ses deux lames fermement, et fixant l'inconnu dans les yeux, attendant quelque réaction de sa part.

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Songe
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Sam 16 Aoû - 17:54






Ridiculous.







Rien n’arrivait. Il continuait d’avancer et de se retourner, guettant la moindre personne, mais rien. Seules la faune et la flore de la forêt l’entouraient, ainsi que son hibou grand-duc qui planait au-dessus de lui. Seul. A croire qu’il s’inquiétait pour rien mais son instinct lui insufflait le contraire. Quoi qu’en pense certaines personnes, lui croyait en son instinct car celui-ci l’avait aidé un bon paquet de fois. Alors pourquoi l’ignorait ? Qu’est-ce que cela lui coûtait ? Au contraire, cela l’avait déjà servi, notamment pour survivre. C’est pour cette raison qu’il ne baissait pas sa garde : okay, j’admets que sa paranoïa y était également pour quelque chose.

La situation ne tarda pas à changer, comme il l’avait pressenti. Sentant de l’agitation derrière lui, il se retourna brusquement pour faire face, lance entre les mains et prête à l’emploi. Un jeune homme apparut : aux alentours de la vingtaine, de la même taille que lui, à peu près, des cheveux mi-longs noirs et ondulés avec des yeux de la même couleur. Bien que ses bras soient baissés, il n’en était pas moins armé de deux épées orientées vers le sol. Il ne semblait pas hostile mais cela ne rassurait guère le vagabond. Pourquoi fallait-il que cela tombe sur lui ? Il ne pouvait donc pas chasser tranquillement, sans que personne ne vienne l’emmerder ? Non, cela lui était impossible ! Il manqua de soupirer mais parvint à se retenir. Puis il remarqua une bestiole aux côtés de l’inconnu : un chacal doré, qui devait probablement être son Allatis. Hum… il devait la jouer calme et tranquille pour ne pas voir un combat démarrer. Si cela arrivait, il se ferait malmener au plus haut point, il n’en doutait pas une seule seconde. L’individu qui demeurait impassible avait l’avantage de la jeunesse et n’était sûrement pas handicapé par un foutu problème respiratoire. Il pesta intérieurement. Cela lui compliquait toujours la tâche et il ne pouvait rien faire pour y remédier. En conclusion, il devait tout faire pour éviter un affrontement, quitte à fuir. Il observa rapidement son environnement et la désillusion le frappa de plein fouet. Fuir, oui, mais où ? La forêt s’étendait à perte de vue et n’offrait aucune cachette. Sachant qu’il était une bille en course, que ce soit le dix mille mètres ou le cent mètres – non, il n’est pas la réincarnation dans un autre monde d’Usain Bolt, navrée – il risquait fort de se faire rattraper si l’inconnu le poursuivait. Quoique, s’il grimpait dans un arbre et jouait à Tarzan, il avait une chance de s’en sortir. Quoi, il a bien le droit de rêver, non ? Bref, revenons à la situation.

Le silence s’était installé entre les deux hommes mais il fut interrompu par l’ululement de Kanh qui s’était posé sur une branche, hors de portée. Cela n’empêcha pas le silence de revenir à la charge, qui revint donc. Songe dévisageait l’inconnu, essayant d’en découvrir plus, mais il se heurtait à l’impassibilité du jeunot qui bloquait ainsi toute lecture. Voyant que cela était inutile, le vagabond finit par prendre la parole, comment d’avoir un ras le bol de cette situation.

abc« Hé j’fais pas la nounou alors hors de ma vue, tu veux ? J’fais pas l’garde toutou non plus, alors va chercher quelqu’un d’autre.

N’attendant pas une réponse, il commença de s’éloigner mais sans tourner le dos à l’inconnu. Il n’était pas fou au point de se transformer en une cible idéale, sa méfiance et sa paranoïa l'aidaient beaucoup en cela. Non, il reculait simplement, fixant le jeunot pour être dans la capacité de pouvoir parer toute action de sa part. Cependant, il demeurait un point qu’il n’avait pas pris en compte : le terrain. Les sous-bois étaient frais et humides car les rayons du soleil ne pénétraient pas l’épais feuillage des arbres. L’herbe qui recouvrait le sol était donc perlée d’eau – la rosée de l’aube n’avait pas disparu – et quelques racines étaient à découvert. Tous ces éléments réunis – en ajoutant le fait qu’il ne regardait pas où il mettait les pieds – firent qu’il se prit dans une racine et qu’il glissa. Heureusement pour lui, il se heurta à un tronc et put donc se rattraper à l’arbre, ce qui amortit sa chute – car oui, il tomba tout de même au sol. Ridicule, pathétique, tant de mots qui désignaient sa situation.


[Note : couleur paroles Songe : coral]



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Daÿlan
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Sam 16 Aoû - 19:10


C'est un chacal.

Feat Songe


L'inconnu dévisagea longuement Daÿlan. Rien ne vint troubler le silence qui s'était installé, si ce n'est le hululement du hibou - cependant pas assez pour détourner l'attention de l'espion. Ce n'était pas lui qui prendrait parole, il n'avait rien à dire. Il voulait savoir des choses, or l'autre n'avait rien à savoir de lui. Cependant, Daÿ' n'avait pas besoin de paroles pour apprendre des choses. Pendant un long moment, il dut se contenter de lire dans le regard de l'inconnu - assez facilement lisible, il faut l'admettre. Il vit de la méfiance, un tantinet d'inquiétude, et un certain agacement aussi. Le jeune espion avait pleinement conscience de déranger Monsieur pendant sa partie de chasse et, en réalité, ça lui était tout à fait égal. Les paroles qu'il attendaient patiemment finirent par arriver.

« Hé j’fais pas la nounou alors hors de ma vue, tu veux ? J’fais pas l’garde toutou non plus, alors va chercher quelqu'un d’autre. »

En réalité, Daÿlan fut très déçu. Ce n'étaient pas les paroles qu'il attendait, mais il saurait se montrer patient : on arrivait à peu de résultats dès le premier contact, il en était conscient. Ces paroles ne lui firent ni chaud ni froid, il n'avait même pas compris la moitié; cependant, lorsqu'il vit que l'individu reculait et qu'il risquait de lui échapper, il se tint prêt à agir, sans toutefois bouger. L'espion observa son interlocuteur de la tête au pieds, et, lorsqu'il s'attarda sur les pieds, il remarqua une inattention dans la démarche de l'intéressé. Le sol était humide et inégal. Le cinquantenaire était dans une bien mauvaise position, il fallait donc en profiter pour agir; cependant, Daÿ était loin de s'attendre à ce qu'il fut si distrait : trébuchant sur une racine, il tomba au sol d'un bruit sourd, sa chute ayant été amortie par un tronc d'arbre. Cette situation aurait pu faire rire certaines personnes, cependant, l'espion Carreau resta de marbre.

Celui-ci rangea ses lames tout en s'approchant rapidement de l'homme à terre, et, tout aussi rapidement, il sortit sa longue et fine épée dont il posa la pointe sur la gorge de celui-ci. Daÿlan le fixa froidement quelques secondes, et, d'un ton tout aussi calme, déclara :

- C'est pas un toutou. C'est un chacal.

L'Allatis concerné vint se poser à côté de son humain. Daÿ ressentit de l'amusement de la part de l'animal mais il ne comprit pas ce qu'il y avait de comique. Il se contenta de continuer à dévisager l'homme toujours au sol. Il enchaîna :

- T'es qui ? Et me réponds pas un truc du style "le pape" ou "ton père", ça m'agace cet humour pourri.

Immobile, le jeune espion se contenta d'attendre une réponse, tout en ne se berçant pas d'illusions. Il n'en recevrait certainement aucune ou elle ne serait pas satisfaisante.


Couleur de Daÿ :  #086A87
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Songe
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Sam 16 Aoû - 20:35





Fear.







Rien ? Aucun rire, aucune moquerie, aucun foutage de gueule ? Songe dévisagea l’inconnu, surpris. Mais c’était qui ce type ? N’importe qui aurait ri – hormis Jengo, qui l’aurait davantage enfoncé – alors que lui demeurait de marbre. Il s’approchait d’ailleurs avec rapidité et la surprise du vagabond grimpa d’un cran supplémentaire lorsqu’il le vit ranger ses armes. Que faisait-il ? Il s’était tellement ridiculisé au point que cet individu ne le considère plus comme un adversaire potentiel ? Ses questions trouvèrent aussitôt une réponse lorsqu’il sentit la morsure glaciale de l’acier sur sa gorge. La surprise qui avait fait son apparition précédemment fut chassée par la peur qui arriva prestement pour l’envahir dans les moindres recoins de son être. Il détestait par-dessus tout cette émotion car elle est traître. Rusée et perfide, elle se dissimule dans l’ombre, sa fidèle alliée, et guette le moindre moment de faiblesse de la part de sa proie. Elle est une épée, plus tranchante qu’aucune autre et dont la lame ne rouille pas. Elle est sans doute l'un des ennemis des plus coriaces et des plus cruels ; un ennemi qui se doit d'être redouté, au risque d'y laisser sa vie. A son grand désarroi, Songe était une cible de prédilection de cette émotion et bien souvent celle-ci s’invitait en lui. De plus, lorsque des images de son passé se joignait à la fête, elle ne faisait que s’accroître – et c’était actuellement le cas. Oui, Songe craignait que ce qu’il avait vécu ne se reproduise, même si la personne en face de lui n’était pas Jengo. Sa paranoïa agissait de cette manière : tout individu était capable de reproduire les atrocités qu’il avait subies. En sentant la pointe de l’épée posée sur sa gorge, il tenta de reculer mais se heurta au tronc de l’arbre auquel il était adossé. Coincé, bloqué, et bonjour sa claustrophobie qui s’invite comme si elle était conviée à la partie. Et merde…

Le vagabond déglutit avec pénibilité et sa peur grimpait en flèche au fil des secondes qui s’écoulaient. Il ne percevait même pas les pensées qui se voulaient rassurantes de son Allatis. Kanh essayait de le calmer mais son esprit s’était fermé. Cependant, la voix de son interlocuteur le tira de sa réflexion – et l’empêcha également de sombrer dans les souvenirs.

abc- C'est pas un toutou. C'est un chacal.

Oui, bien sûr qu’il savait que c’était un chacal, il était pas con tout de même. C’était juste une expression va-t-on dire. L’animal en question se dressa d’ailleurs aux côtés de son humain, comme pour lui prouver qu’il n’était pas qu’un simple chien.

abc- T'es qui ? Et me réponds pas un truc du style "le pape" ou "ton père", ça m'agace cet humour pourri.

Bon, comme ça il était fixé et il savait désormais ce qu’il devait éviter de dire afin de ne pas se retrouver embroché. Cependant, lui dire qui il était ne l’enchantait guère et allait devoir trouver quelque chose pour dévier cette question à laquelle il n’allait pas répondre. Il manquerait plus que ça, qu’il dise qui il était au premier venu – qui le menaçait de mort en plus. Avec sa méfiance, ce n’était pas demain la veille qu’il le ferait – où alors avec une excellente raison, et celle-ci manquait actuellement à l’appel. Il finit par répondre à l’inconnu, mais sûrement pas ce qu’il attendait :

abc- Un vagabond qui cherche juste à être tranquille et pas emmerder par des chieurs dans ton genre.

Oh, d’une certaine manière, il venait de dire qui il était. Après, tout dépendait du point de vue.




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Daÿlan
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Sam 16 Aoû - 21:38


Intéressant, mais compliqué.

Feat Songe


Daÿlan, tout comme il l'avait prédit, ne reçut aucune réponse satisfaisante. Cependant, ce à quoi il ne s'était pas attendu, c'est à ce sentiment qu'il connaissait si bien : on abusait de sa patience. Le vieux commençait à l'énerver, et ce qui l'énervait le plus, en fait, c'est que ce vieux en question, il était intéressant. Non, il n'était pas comme tout autre, car malgré la panique que l'espion avait lu dans ses yeux, malgré le fait qu'il avait une épée sur le gorge, il trouvait encore le moyen de provoquer celui-ci. Mais il fallait admettre aussi qu'énerver Daÿ n'était pas une tâche compliquée quand on savait s'y prendre. De plus, il ne pensait pas être un chieur. Il était juste venu chercher quelques informations, rien de plus. Mais si l'inconnu - il en restait bien un, sa réponse n'ayant rien appris à l'espion - avait décidé de l'énerver, eh bien c'était réussi.

Daÿlan la sentait venir - la colère -, comme à l'habitude naissant dans sa gorge et puis se propageant sur tous ses traits. Traits qui changèrent totalement, passant d'impassibles à haineux. Le regard de l'espion se mit à briller, ne lâchant plus celui de l'autre, à terre, et qui y resterait. Tout d'abord, le jeune homme dut lutter fortement contre la tentation de faire une brochette avec le vieux. On ne tuait pas les gens intéressants sans nécessité. Il ne pouvait pas laisser passer telle source d'information qu'un vagabond, là, qu'il avait sous la main. Cependant, il considéra que tant qu'il était vivant, dans n'importe quel état, c'était suffisant. En ayant marre de réfléchir - il commençait même à perdre patience pour réfléchir -, il appuya son pied sur le torse de l'homme de plus en plus fort puis, toujours en laissant la pointe de son épée sur sa gorge, l'attrapa violemment par le col et se baissa légèrement pour rapprocher son visage du sien et le fixer de son regard de plus en plus haineux. Puis, Daÿlan rangea son épée et, de sa main libre, lui asséna un coup de poing en plein visage. Là, il venait de faire une chair de roi pas possible.

Le visage du vagabond était agréable à frapper, Daÿ décida donc de répéter l'opération. Et puis, peut être que ça le ferait taire aussi. Au lieu du pied, il appuya le genou sur sa poitrine, lui rendant la respiration difficile. Il le frappa encore deux fois au visage, puis se releva et, sa colère non calmée, il balança quelques coups de pieds sur le corps de l'homme à terre. Le peur se lisait dans ses yeux. L'espion commençait à prendre plaisir à ce qu'il faisait, car il avait une impression de supériorité, de possession.. Qui sait, peut être qu'ainsi il s'attirerait les faveurs du vagabond. En attendant, il y avait encore un long chemin à faire. Il sortit ses deux lames et s'éloigna de son interlocuteur. Le fixant toujours dans les yeux, il lança :

- Vas-y, lève toi. Montre au chieur ce que tu sais faire, si tu sais faire quelque chose bien sûr. Ce dont je doute fortement.

Daÿ' avait dit ces phrases d'une voix plus que glaciale, comme il savait parfaitement le faire lorsqu'on abusait de sa patience. Oui, le vieux avait été trop loin, et le jeune homme voulait toujours s'endormir moins bête, donc avoir quelque info utile, ou du moins savoir avec qui il était peut-être sur le point de se battre. Il savait qu'il prenait un risque inutile : et si le vagabond faisait une brochette avec lui au lieu du contraire ? Or, sa confiance en lui lui indiqua qu'une telle chose ne pouvait pas arriver,non. L'homme en face de lui avait beau dire de belles paroles, cela n'aurait pas étonné Daÿ' qu'il s'urine dessus, tant il semblait apeuré. Celui-ci, qui avait perdu sa patience depuis un bon bout de temps, leva ses lames pour indiquer à son adversaire de se dépêcher.

- Magne-toi, j'ai pas toute la journée. Moi, je fais pas qu'errer dans les bois en tuant des lapins.
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Dim 17 Aoû - 0:39





The Great Escape.







Son interlocuteur ne sembla pas aimer la provocation car ses traits changèrent brusquement. Son masque d’impassibilité disparut et fut remplacé par de la haine. Son regard se mit à briller et ne lâchait plus le vagabond qui déglutit. Bordel, qu’est-ce qui lui était passé par la tête ? Il se savait en difficulté mais non, il fallait qu’il le provoque. Inconscient ? Irréfléchi ? Deux mots exacts et qui correspondent parfaitement à l’attitude qu’il a eue. A présent, il allait recevoir le retour de son acte absurde car l’inconnu semblait plutôt du genre colérique, ce qui n’était vraiment pas bon signe. Cependant, il voyait qu’il se retenait de l’embrocher, ce qui était une bonne nouvelle – enfin, certains peuvent considérer cela ainsi mais cela n’était pas vraiment le cas de Songe qui craignait la suite des évènements. Tout pouvait arriver, surtout qu’ils étaient paumés en pleine forêt ce qui signifiait qu’il n’y avait – pour l’instant – personne d’autre qu’eux deux. Alors, forcément, rien ne retenait le jeunot et il fit ce qu’il avait envie de faire.

Le vagabond se retrouva dans l’incapacité d’opposer une quelconque résistante, tout d’abord parce que la peur le paralysait, mais surtout qu’il n’était pas maître de la situation et agir avec une épée sur la gorge était assez compliqué. L’individu appuya son pied sur son torse de plus en plus fort, si bien qu’en supplément de la douleur provoquée par l’écrasement de cage thoracique, il commença à ressentir une gêne au niveau respiratoire. Putain non, pas maintenant ! Il pestait intérieurement, se concentrant uniquement sur sa respiration, quitte à subir la suite des évènements. Son interlocuteur qui s’avérait très attentionné à son égard le saisit violemment par le col et rapprocha son visage qui se faisait de plus en plus haineux du sien. Puis, après avoir rangé son épée pour disposer d’une main libre, il frappa sans ménagement Songe et le sang coula doucement de son nez, qui, heureusement, n’était pas cassé. La douleur aurait été beaucoup plus intense, il le savait pertinemment. Du déjà vécu ? A vous de voir. Son tortionnaire du jour décida ensuite de continuer mais au lieu du pied, il plaça son genou et appuya davantage, ce qui lui rendit la respiration beaucoup plus difficile et il sentait la crise accourir à grande vitesse. Une fois cela fait, il fut de nouveau frappé au visage, non pas une fois mais deux. Puis l’inconnu se releva, lâchant donc par la même occasion le vagabond, mais sa colère n’était visiblement pas atténuée et il revint la charge en le rouant de coups de pied. Songe leva la tête pour l’apercevoir, tentant d’ignorer la douleur lancinante qui le parcourait, et le vit s’éloigner légèrement mais il dégaina ses deux épées et le fixa intensément, toujours dans les yeux.

abc- Vas-y, lève-toi. Montre au chieur ce que tu sais faire, si tu sais faire quelque chose bien sûr. Ce dont je doute fortement.

Sa voix était glaciale et guère rassurante. Le vagabond redoutait la suite : il savait qu’il perdrait le combat, surtout qu’il n’était plus trop en état. De plus, une crise le guettait et il tentait de la repousser du mieux qu’il pouvait en se concentrant sur sa respiration qu’il essayait de rendre moins haletante. Il était hors de question qu’il utilise son inhalateur devant cet inconnu car cela lui dévoilerait l’un de ses points faibles – sans doute le plus handicapant. Il ne pouvait pas se le permettre, surtout pas dans une telle situation, mais malheureusement cela était des choses qu’il ne contrôlait pas. A son grand dam d’ailleurs. L’individu reprit, agacé de le voir traîner :

abc- Magne-toi, j'ai pas toute la journée. Moi, je fais pas qu'errer dans les bois en tuant des lapins.

Songe eut un sourire moqueur et au même instant il cracha quelques gouttelettes de sang qui allèrent se mêler à la terre et la poussière. Malgré la peur qui l’avait envahi depuis le début de leur rencontre, il ne pouvait cesser de se montrer sarcastique. Oui, son esprit était quelque peu embrumé par sa crainte et la douleur et donc il était assez irréfléchi et inconscient. Enfin, cela ne change pas tellement de d’habitude me diriez-vous et vous avez bien raison. Mais passons. Le vagabond finit par se relever, bien qu’avec difficulté et il dut s’aider de l’arbre et de sa lance qu’il avait attrapé au passage, et il s’adossa au tronc pour pouvoir tenir debout. Sa respiration était toujours haletante alors il se devait d’attendre pour récupérer son souffle. Cela lui permettait également de réfléchir à ce qu’il allait faire mais il avait sûrement devoir improviser, comme à son habitude. Si une chose était cependant certaine, c’était qu’il n’allait pas rentrer dans le manège de son interlocuteur. Un combat était bien la dernière chose dans laquelle il allait se lancer car il savait qu’il ferait plutôt office de carpette que d’adversaire. Dès qu’il put respirer convenablement – à vrai dire, il n’attendit même pas deux minutes car il craignait que le jeunot passe trop vite à l’action –, l’esquisse d’un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres. Oui, il se moquait ouvertement de l’autre. Il pointa sa lance en sa direction et finit par répliquer :

abc- Parce que tu crois qu’emmerder et tabasser les gens c’est mieux ?

Puis, il prit la poudre d’escampette. Tout en parlant, il s’était redressé et légèrement décalé vers la gauche. Dès qu’il eut finit, il se retourna et courut aussi vite qu’il le pouvait, déviant parfois sa direction. Sa course se termina bien vite et il se dépêcha de grimper dans un arbre pour s’y planquer. Kanh ne tarda pas à le rejoindre et alla se percher sur une branche. Songe attrapa ensuite son inhalateur, l’utilisa, et le rangea aussitôt. Pas question que l’inconnu l’aperçoive. Ce qu’il venait de faire avait été risqué et il avait eu de la chance que sa crise ne l’arrête pas en plein milieu de sa course. Puis, souhaitant prendre un peu plus de hauteur afin d’être plus difficile à repérer, il grimpa plus haut. Sauf que, encore une fois, un détail vint déranger le tout. Il avait couru dans l’herbe humide et mouillée par la rosée : en conséquence, alors qu’il posait son pied sur une branche, il glissa. Il tenta de se rattraper mais il faut savoir qu’il est assez maladroit et donc, il tomba. Il se rétama sur le sol comme une grosse merde : l’expression « pas doué » colle merveilleusement bien à sa situation. Sonné par sa chute et son corps tout endolori – sans compter la douleur causée par les coups qu’il s’était pris cinq minutes auparavant – il essaya tant bien que mal de se relever en s’aidant de sa lance et du tronc mais sans grand succès. Il allait sûrement devoir rester à terre, à son grand désespoir, surtout qu'il apercevait son interlocuteur qui arrivait.




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Daÿlan
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Dim 17 Aoû - 17:30


Ne laissez pas l'information s'enfuir.

Feat Songe


Daÿlan commençait à s'impatienter. Il était de train de s'imaginer le plan tordu qu'élaborait le vagabond pendant qu'il ne venait pas se battre, et, malgré que seules la peur, la douleur - et un peu d'ironie aussi - pouvaient se lire dans son regard, l'espion restait sur ses gardes. Il s'attendait à tout : une lance volante qui l'embroche, un hibou qui le distrait pendant que l'homme attaque... Mais il ne se laisserait pas faire, oh non. Du moins, c'est ce qu'il pensait lorsqu'il n'avait pas encore remarqué que l'homme en face de lui n'avait pas l'intention de se battre. Bon, il était peut-être en désavantage aussi, étant donné que Daÿ' y avait été un peu fort. Quoique, il le méritait hein. Il semblait étrangement se concentrer sur quelque chose, tandis qu'il rendait sa respiration moins haletante. Le jeune homme fit le lien entre les deux : à son âge, le vagabond ne devait plus avoir grande endurance, ce pourquoi il reprenait son souffle avant de faire quoi que ce soit.

Cependant, ce à quoi Daÿlan ne s'attendait pas le moins du monde, c'est, premièrement, au sourire sarcastique sur le visage de l'inconnu. Non, ce n'est pas le genre de sourire qu'on fait lorsqu'on vient de se prendre une raclée, enfin du moins quand on est bien dans sa tête. Mais ce n'était apparemment le cas d'aucun des deux individus présents. Deuxièmement, contre tout attente, le vieux, après avoir vociféré une énième remarque inutile et cinglante, se retourna et se mit à courir. Fuir ? Un homme de son âge qui a certainement du se débrouiller toute sa vie, qui fuit devant un jeune espion ? Daÿ, malgré son étonnement, réagit au quart de tour : il ne laisserait jamais l'information lui échapper si facilement !! Il se lança à la poursuite de son interlocuteur sans attendre son reste. Celui-ci changeait souvent de direction pour décontenancer le jeune homme, mais Daÿlan se fiait au bruit de la respiration haletante du fuyard pour ne pas le perdre. Finalement il se laissa quelque peu distancer en ralentissant l'allure pour voir sa cible de loin.

Contre toute attente, encore une fois, celle ci grimpa à un arbre. Oui, il fallait le dire, le vieux était imprévisible, ce qui attisait d'autant plus l'appétit de l'espion. Quelle découverte ! Daÿ s'arrêta un moment pour observer l'autre dans l'arbre; il le vit diriger un objet qu'il ne put identifier vers son visage. Il pesta : le feuillage de l'arbre l'empêchait de voir clair et il venait de louper certainement une information capitale. Puis, il entendit un grand "boum" qui le ramena à la réalité. Quand il se rendit compte que c'était bel et bien le vagabond qui s'était écrasé au sol, on peut le dire, comme une merde, - et dire qu'il le provoquait sans être capable de rester dans un arbre ! -, cela arracha cette fois un rire sarcastique et moqueur à Daÿlan. Après ce léger moment de bonheur, il se souvint qu'il était en colère et qu'il y avait quelque chose qui l'intriguait horriblement. Il s'approcha de nouveau de sa nouvelle cible, à présent avec un nouveau but.

Il posa un pied sur le ventre de cette dernière - ayant remarqué que le vieux était à deux doigts de s'étouffer il y a quelques minutes, il évita la poitrine. Il fixa à nouveau le vagabond dans les yeux, et ordonna froidement :

- Donne moi le truc que t'a sorti dans l'arbre. Je veux absolument voir ce que c'est, et si tu me le donnes tout de suite, il y a de fortes chances que je te le rende.

Puis il sortit son épée qu'il replaça dans la même position que plus tôt; par sécurité. Il ajouta :

- Cependant, si je dois user de la force pour assouvir ma curiosité, je n'hésiterai pas et alors, je risquerai d'avoir envie de le garder.
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Dim 17 Aoû - 19:11





Inversion.







Putain de chute de merde de chiottes à cul ! Plus poli tu meures. Somme toute, c’était notre vagabond qui tentait d’ailleurs de se relever malgré la difficulté que lui procurait son état physique. Cependant, tous ses efforts furent soldés par un échec car il sentit une masse le propulsait de nouveau au sol et l’y maintenir. Légèrement adossé à l’arbre duquel il était tombé, le pied de son interlocuteur qui l’avait rattrapé se retrouvait désormais sur son ventre pour le bloquer. Hum ? Le ventre et non la poitrine ? Pourquoi un tel changement, surtout que la poitrine offrait un meilleur maintien au sol ? Il ne tarda pas à émettre une supposition : le jeune homme avait probablement remarqué sa difficulté à respirer et il faisait désormais attention. Oh, quelle charmante attention, vraiment. Il eut un sourire ironique mais celui-ci disparut dès qu’il entendit l’ordre froid qui lui était adressé.

abc- Donne-moi le truc que t'a sorti dans l'arbre. Je veux absolument voir ce que c'est, et si tu me le donnes tout de suite, il y a de fortes chances que je te le rende.

L’inconnu sortit ensuite son épée qu’il plaça de nouveau sur la gorge du vagabond. La morsure de l’acier le fit frémir mais cela s’arrêta là. Non, pour une fois aucune expression ne traversa ses traits ou encore ses yeux. Son regard se fit impassible et froid, tout comme le reste de son visage. Plus aucune peur n’était visible, bien qu’elle soit encore en lui, prête à bondir dès la moindre faiblesse de sa cible. Cette ennemie devrait attendre cependant car l’individu perturbateur venait d’évoquer quelque chose avec lequel Songe ne plaisantait jamais. C’était d’ailleurs et probablement la seule chose qui le rendait totalement inexpressif. A son grand dam, il ne parvenait pas à le reproduire pour toute autre situation mais là n’était pas le problème en cet instant présent. Le vagabond ne plaisantait jamais au sujet de son inhalateur et l’idée de le donner au jeune homme lui déplaisait grandement. Ce dernier ajouta également une menace à son ordre :

abc- Cependant, si je dois user de la force pour assouvir ma curiosité, je n'hésiterai pas et alors, je risquerai d'avoir envie de le garder.

Aucune réaction ne vint de la part de Songe. L’inconnu faisait une grave erreur et il se lançait sur un terrain glissant. Oh, il pourrait sûrement reprendre la main facilement, le vagabond n’en doutait pas alors il devait trouver un élément qui lui permettrait de rester hors de portée pendant un moment. Il se devait de le trouver car il était hors de question que son inhalateur quitte son cou. C’était, sans abuser, une question de vie ou de mort. Puis il reçut soudainement une image dans son esprit. Kanh. Son cher hibou grand-duc avait suivi le fil de ses pensées en cet instant critique et lui avait fourni l’élément qui lui manquait. Il observa rapidement les alentours et tâtonna le sol de sa main droite jusqu’à trouver une pierre. Sa lance était à proximité, il lui serait facile de l’atteindre rapidement. Il poussa un long soupir puis, sans préavis, frappa le jeune homme à la tempe avec la pierre qu’il tenait. Il savait que cela ne l’assommerait pas – et c’était bien dommage – mais au moins serait-il sonné durant quelques instants. Sans perdre une seconde, il le poussa et se releva malgré la douleur qui le saisit aussitôt. Il attrapa sa lance et se jeta sur l’élément clé : le chacal, l’allatis de son interlocuteur. Une fois l’animal capturé, il plaça la lame de son arme sur sa gorge, prêt à l’égorger. Il n’y avait plus qu’à voir si cela ralentirait ou non l’inconnu. Si ce n’était pas le cas, il allait payer son acte très cher. Rien qu’à cette pensée, la peur revint à la charge mais il la repoussa de toutes ses forces. Il finit par déclarer d’une voix froide :

abc- Bouge pas ou tu dis adieu à ton chacal.

Il fit une courte pause et reprit aussitôt :

abc- T’es qui pour me pourrir autant la vie ? Qu’est-ce que tu m’veux bordel !




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Daÿlan
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Dim 17 Aoû - 20:39


Opération manipulation.

Feat Songe


Pour un homme qui aimait l'inattendu et les risques, la situation dans laquelle celui-ci allait se retrouver risquait de le « satisfaire ». Tout s'enchaîna tellement vite que Daÿlan n'eut le temps de réagir quand il l'aurait voulu. D'un coup, le vagabond, une pierre à la main, frappa la tempe de l'espion, lui arrachant une grimace de douleur, puis le poussa. Ensuite, Daÿ, sonné, n'eut le temps d'avertir son Allatis du danger. Résultat, ils se retrouvaient piégés ! Swën prêt à être fraîchement égorgé, Daÿlan contraint à rester dans sa position actuelle. Il fallut un certain temps à celui-ci avant de se remettre de son coup et de comprendre ce qu'il se passait. Il pouvait sentir les ondes de détresse de la part de son chacal. Surtout, ne pas céder à la panique, on trouverait une solution. Ne pas non plus céder à la colère, d'abord contre le vieux qui l'avait complètement trompé, mais en plus contre lui-même qui s'y était laissé prendre.  Il entendit la voix froide de l'inconnu :

- Bouge pas ou tu dis adieu à ton chacal.
T’es qui pour me pourrir autant la vie ? Qu’est-ce que tu m’veux bordel !

Daÿlan ne comprenait pas : était-ce parle qu'il avait évoqué cet objet toujours inconnu, ou bien parce que l'inconnu avait décidé de jouer les chiffes molles pour faire baisser sa garde au jeune Carreau ? Cependant, il avait remarqué l'expression du visage de l'inconnu changer lorsqu'il avait évoqué l'objet. Ses yeux, traversés par la peur, n'affichaient à présent plus aucune expression et il en était de même pour ses traits. En attendant, il fallait trouver une solution et vite. Daÿ' analysa les solutions possibles. Il avait encore son épée en main, mais il ne pouvait pas compter sur son soutien ou bien son Allatis mourrait. Le hibou, lui, restait hors de sa portée, tandis que Swën serait incapable de bouger sans y laisser la vie. L'espion dut avouer que l'étranger avait - un peu trop - bien réussi son coup. Mais ça ne se passerait pas comme ça, non, on se s'attaquait pas ainsi à son Allatis, surtout quand on ne savait pas tenir dans un arbre ni reculer sans tomber. Non, non et non.

Il ne restait donc plus que le plan B, élaboré pour chaque situation où l'usage de la violence était inutile. Le plan B n'était autre que tromperie et manipulation. D'ailleurs, il n'avait toujours pas répondu à son interlocuteur. Daÿlan pensa amèrement que si il avait de nouveau l'occasion d'avoir ce type au sol, il appuierait son pied sur sa poitrine de toutes ses forces, et lui écrabouillerait salement la tronche. Bien qu'il sut pertinemment que le tuer serait une perte - pourtant ce qu'il ferait bonne chair ! Il était temps maintenant de tenter le désespéré. Daÿ se lança, après un regard vers son Allatis lui indiquant de lui faire confiance. Il rangea son épée dans son fourreau sans geste brusque. Il choisit sa voix douce avec une pointe de regret.

- Je suis un mec qui est passé au même endroit que toi au même moment et que tu as provoqué. Je voulais juste te demander si t'avais pas vu quelqu'un jusqu'à ce que tu me dises que tu fais "pas nounou". Ca sert absolument à rien de tenir mon Allatis comme ça : si tu le tues, tu y passeras aussi et pas des manières les plus douces. Je ne peux rien faire pour le sauver dans ma position. Tout cela ne peut aboutir qu'à la mort d'un homme et la mort mentale d'un autre sans Allatis. Alors on va faire un marché ok ? Je suis gentil, je te laisse compléter la phrase : et lâches mon Allatis, si...? »
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Dim 17 Aoû - 21:22





Only the truth.






Songe ne s’attendait pas à ce que son interlocuteur capitule aussi vite. Il semblait désespéré et il rengaina doucement son épée. Il lui répondit d’une voix douce avec une pointe de regret.

abc- Je suis un mec qui est passé au même endroit que toi au même moment et que tu as provoqué. Je voulais juste te demander si t'avais pas vu quelqu'un jusqu'à ce que tu me dises que tu fais "pas nounou". Ca sert absolument à rien de tenir mon Allatis comme ça : si tu le tues, tu y passeras aussi et pas des manières les plus douces. Je ne peux rien faire pour le sauver dans ma position. Tout cela ne peut aboutir qu'à la mort d'un homme et la mort mentale d'un autre sans Allatis. Alors on va faire un marché ok ? Je suis gentil, je te laisse compléter la phrase : et lâches mon Allatis, si...?

Il frémit. Il sentit également la peur l’envahir de nouveau mais il ne devait pas céder. Il devait résister, qu’importe la promesse de mort de l’inconnu. Il était actuellement en position de force – ce qui était bien rare chez lui – alors il fallait qu’il la conserve, coûte que coûte. Puis, soudainement, il tiqua. Ce type voulait juste lui demander s’il n’avait pas vu quelqu’un ? Cette phrase bloquait dans son esprit, elle n’était pas compatible avec le reste des évènements. Il était sorti de nulle part armé de deux épées uniquement pour cela ? Le vagabond peinait à le croire. Si c’était le cas, pourquoi autant d’acharnement et de violence sur lui ? A cause d’une simple provocation ? Non, il en doutait. Il y avait forcément autre chose mais il ne parvenait pas à savoir quoi. De multiples scénarios se formaient dans ses pensées, certains réveillant de sombres souvenirs qu’il chassa aussitôt. Cette ignorance faisait apparaître l’inquiétude et le doute, et il commençait à perdre prise. Il se sentait succomber à ses émotions et il n’arrivait pas à s’en empêcher. Non, il devait se ressaisir ! Le problème était qu’il s’agissait là de choses qui échappaient bien souvent au contrôle de Songe. Il pesta intérieurement, impuissant face à lui-même.

Il dévisageait l’inconnu mais cela ne lui était d’aucune utilité. Il ne parvenait pas à lire en lui ce qu’il lui voulait ou autre information susceptible de l’aider. Kanh ne lui était pas d’une grande aide non plus. Cependant, il lui fallait agir, il fallait qu’il trouve quoi répondre. Il devait trouver une solution qui terminerait leur rencontre sans amener la mort. Malgré sa vie pourrie, il souhaitait la continuer, au cas où il se passerait quelque chose de sympathique, et également pour son objectif. Il ne savait pas trop pourquoi il avait choisi cela comme but, mais il faisait confiance à son instinct qui le lui avait insufflé. Cependant, pour survivre, il se devait de connaître ses ennemis et actuellement, il ignorait tout de son interlocuteur, problème auquel il devait remédier. Il avait l’avantage, alors autant en profiter un peu. Ce n’était pas tous les jours que cela lui arrivait. Il finit par répondre au jeune homme, toujours de la même voix froide :

abc- T’as pas répondu à ma question. T’es qui ? Nom prénom clan et rang. T’ajoute à ça les motivations qui te font croire que t’as le droit de me pourrir la vie. Me raconte pas de conneries, je le saurai, comme précédemment. Si tu mens, je relâche pas ton chacal. Si tu coopères, j’aviserai en conséquence.

Il lui lança un regard noir, prouvant qu’il ne plaisantait pas.




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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Lun 18 Aoû - 19:51


Pas la pire des contraintes.

Feat Songe


Daÿ continuait de pester; il avait horreur de perdre le contrôle de la situation. Mais l'homme en face de lui ne semblait pas maître de ses émotions et frémit à la réponse de l'espion. Il semblait réfléchir beaucoup, cependant pas assez pour que le jeune homme ait le temps d'agir pour récupérer Swën. Bon, il ne restait plus qu'à attendre sa réponse, en espérant qu'elle ne mette pas le plan que Daÿlan avait en tête en péril. Quand bien même, il faudrait trouver une solution. L'étranger finit par répondre en lui lançant un regard noir.

- T’as pas répondu à ma question. T’es qui ? Nom prénom clan et rang. T’ajoute à ça les motivations qui te font croire que t’as le droit de me pourrir la vie. Me raconte pas de conneries, je le saurai, comme précédemment. Si tu mens, je relâche pas ton chacal. Si tu coopères, j’aviserai en conséquence.

« Comme précédemment ? ». Daÿ ne se souvenait pas d'avoir menti à l'inconnu - si ce n'était que sur la raison pour laquelle il insistait tant à ne pas terminer la rencontre. Enfin, cela n'était pas l'important. Le jeune homme hésitait, mais la contrainte n'était pas si terrible. Cependant, comment lui faire confiance ? Comment être sûr qu'il relâcherait son Allatis ? Et puis, Daÿ avait l'habitude de mentir sur son identité, et si pour une fois il ne mentait pas, l'individu serait encore capable de ne pas le croire, surtout s'il évoquait son rang d'espion. Que faire ? Swën n'était pas vraiment en état de l'aider. Il ne fallait surtout avoir aucune hésitation dans la réponse. L'espion soupira, comme pour laisser croire que ce silence n'était pas causé par sa réflexion mais par le manque d'envie de se révéler. Il finit par se lancer :

- Dan Kërin. Clan du Carreau. Espion. Je veux des infos.

Sa voix était restée froide et son regard n'avait trahi aucune émotion. Bon, il s'était permis de modifier un peu son nom, mais en gros, c'était la vérité. De toute façon, il ne servait à rien de donner son vrai nom en invoquant le rang d'espion, on prendrait quand même cela pour un mensonge. Maintenant, il ne restait plus qu'à attendre. Daÿlan avait fait tout ce qu'il avait pu, à présent il ne tenait qu'au vagabond de faire ce bon il lui semblait. Le jeune homme gardait cependant confiance en ce qui concernait la vie de Swën; l'étranger savait très bien ce qui lui arriverait si il le tuait. Un silence de mort s'était à présent installé, et la confusion régnait.

Puis, soudainement, l'espion Carreau, qui ne comptait plus sur la chance pour s'en sortir, entendit un léger craquement. D'abord, le cinquantenaire ne sembla pas l'entendre, mais lorsqu'un jeune cerf accourut de derrière et traversa la clairière, celui-ci se retourna brusquement. Daÿ ne réfléchit même pas une seconde. Il se jeta de toutes ses forces sur son adversaire et attrapa sa lance qu'il utilisa pour le faire tomber. Swën se dégagea rapidement et mordit le vagabond au bras, apparemment pas enchanté par ce qu'il venait de vivre. Le jeune homme le laissa faire, après tout, la vengeance était le droit de tout le monde... Daÿlan, comme il se l'était promis, appuya violemment son genou sur la poitrine de l'homme à terre tout en appuyant sa propre lance sur sa gorge pour lui bloquer encore plus la respiration. Puis, tout en indiquant à son Allatis de surveiller les mains de son adversaire, il entreprit de palper celui-ci à la recherche d'une bosse qui pourrait être l'objet dont il ignorait l'identité. Puis, au niveau du cou, il sentit quelque chose, qu'il tenta de prendre, sans succès, l'objet était attaché. Ce n'était pas grave, il voulait juste le voir. Il le sortit de sous la chemise. Sa surprise fut alors à son comble : un inhalateur. Il l'observa un moment puis le lâcha : il n'était pas un voleur, et puis, cela ne lui serait d'aucune utilité à présent. Il savait ce qu'il avait voulu savoir. Il disposait d'une information capitale : le vagabond avait un problème respiratoire. Une aubaine, tout comme ce cerf.

Daÿlan ne ferait donc plus de cadeau à l'étranger : il l'avait trompé une fois, il le paierait. Et puis, la douleur fait parler. Il mit la lance sous surveillance de son chacal pour ne pas qu'elle soit récupérable. Puis il sortit ses deux lames et entailla doublement le torse de l'autre - tout en lui bloquant la respiration. Celui-ci se crispa de douleur sous lui, mais l'espion n'avait pas fini. A l'endroit de la morsure de Swën, il replanta légèrement l'une des lames puis allongea l'entaille. Sans oublier d'ajouter que ses lames percèrent également les jambes, pour ralentir considérablement les mouvements et déplacements, au cas où. Puis il rangea les lames et, de son poing, se déchaîna sur le visage de l'inconnu, si bien qu'à la fin, sa main fut couverte de sang et l'autre, dans un état très défavorable. Il s'arrangea tout de même pour qu'il reste conscient, sans plus. Plus de cadeaux, on a dit.
Mais à présent, il fallait tenter d'en apprendre plus.  Il utilisa ses mains libres pour retenir ses bras en sang. Après un nouveau coup de poing costaud, il lança, d'une voix tranchante :

- Toi non plus, tu n'as pas répondu à ma question. Je veux ton nom.
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Mar 19 Aoû - 9:47





Pain.






Son interlocuteur ne semblait pas apprécier d’avoir perdu la main, lui qui avait maîtrisé la situation jusqu’à la rébellion de Songe. Celui-ci ne parvenait pas à comprendre comment il pouvait contrôlait les évènements alors que la plupart du temps il les subissait. Un tel changement ne présageait rien de bon, il s’en doutait fort. De plus, l’autre était perdu dans ses pensées, comme à l’affût d’un quelconque plan. Le jeune homme finit d’ailleurs par pousser un soupir avant de répondre :

abc- Dan Kërin. Clan du Carreau. Espion. Je veux des infos.

Espion ? Putain, mais il avait fait quoi pour mériter ça ? A croire qu’il ne pouvait vivre tranquillement, comme tout le monde, sans que personne ne vienne l’emmerder. Quoi qu’il fasse, un élément perturbateur venait le déranger et brisait ce qu’il avait entrepris. Pourquoi fallait-il que ça tombe toujours sur lui ? Il poussa un léger soupir qui fut stoppé par un bruit venant de derrière lui. Il se retourna brusquement et aperçut un jeun cerf qui gambadait dans les bois. Une proie idéale en temps normal, lui assurant quelques réserves pour les jours à venir ; une erreur fatale en cet instant précis. Il n’eut pas le temps de revenir à la situation qu’une masse s’effondra sur lui, le plaquant aussitôt à terre. Trop surpris, il ne pensa même pas à riposter – et même s’il avait pu, qu’aurait-il fait ? Il sentit la bestiole de l’autre le mordre au bras, en signe de vengeance à sa captivité passagère. Rien de trop grave somme toute, surtout par rapport à ce qui s’ensuivit. Son interlocuteur appuya violemment son genou sur poitrine – adieu les charmantes intentions d’auparavant – et utilisa sa lance pour lui bloquer la respiration en la positionnant au niveau de la gorge. L’effet fut immédiat, une gêne apparut aussitôt et elle s’accroissait rapidement. Il devait se concentrer sur son souffle afin d’éviter une crise qui se rapprochait tout de même à grands pas.

Puis, lorsque ce « Dan » entreprit de le palper, la peur l’envahit aussitôt et s’amplifiait à chaque seconde qui s’écoulait. Songe détestait par-dessus tout le contact et cette situation n’arrangeait rien à ses émotions. Il aurait voulu se débattre pour pouvoir fuir mais sa respiration qui commençait déjà devenir haletante l’en empêchait. De plus, il devait se concentrer pour repousser tous ses souvenirs qui en profitaient pour refaire surface. Il interdit également à Kanh d’intervenir, ne souhaitant pas le voir se mettre en danger pour lui. De toute façon, qu’aurait pu faire son hibou ? Il se raidit soudainement en sentant son interlocuteur attrapait son inhalateur. Voyant que l’objet était attaché, il le fit sortir de sous la chemise du vagabond et l’observa durant quelques instants avant de le lâcher. Ces quelques minutes parurent d’ailleurs se figer aux yeux de Songe qui voyait l’un de ses secrets s’envolait en fumée. Si l’autre essayait d’en tirer profit – sachant que c’était déjà un peu le cas – il serait vraiment foutu, sachant également qu’il considérait déjà sa situation comme foutue et désespérée. Tout s’effondrait autour de lui.

La lance fut soudainement retirée, lui libérant ainsi un peu la respiration qui se faisait de plus difficile, et en profita pour tenter de réguler davantage son souffle. Il ne put cependant rien faire d’autre, il sentit une douleur le traverser brutalement. Intense, elle était accompagnée par la morsure glaciale de l’acier. Il se crispa, tentant de résister du mieux qu’il pouvait, essayant de ne pas affoler Kanh qui le fixait du haut de sa branche de ses grands yeux inquiets. Deux entailles apparaissaient sur son torse et d’où se dégageait une douleur intense, vive, lancinante. Les adjectifs ne lui manquaient pas, oh que non. Sa situation ne lui rappelait que trop bien celle des sous-sols et la peur de revivre de tels évènements ne le quittait pas. Elle s’enracinait en lui afin de ne pas le lâcher, qu’importe la suite. Elle était passée à l’action, armée de sa lame finement affûtée. La douleur se propagea ensuite dans le reste de son corps, d’abord au bras où une épée vint agrandir l’entaille créée par la bestiole qui l’avait mordu, puis aux jambes où les deux armes transpercèrent ses jambes. Cependant, là où elle était la plus intense, c’était au niveau de ses poumons qui semblaient s’enflammer en lui. Sa respiration se faisait de plus en plus saccadée et bientôt deviendrait-elle inexistante, il en était certain, mais son interlocuteur n’en avait pas fini avec lui. Après avoir rangé ses épées, il se déchaîna sur le visage du vagabond à coups de poing : un, deux, trois… Il finit par perdre le compte, se rapprochant de l’inconscience. Son état était lamentable, le sang recouvrait en partie ses traits, en plus de s’échapper de ses autres blessures. D’autres cicatrices s’ajouteraient à sa « collection » déjà si garnie. Il laissa échapper un léger soupir : il n’avait plus la force de lutter, comme la dernière fois.

Après un nouveau coup, il entendit la voix tranchante de l’espion qui lui demandait son nom. Ceci le fit revenir à la réalité et l’arracha des mains de ses démons. L’inconscience qui le guettait disparut aussitôt, laissant place à la peur qui reprit ses pleins pouvoirs. Oui, il craignait ce type qui le coinçait au sol et qui l’empêchait de respirer. Il n’avait pas fallu longtemps pour que cela arrive. Ne voulant pas de nouveau se faire malmener, il ne tarda pas à répondre, bégayant entre deux respirations difficiles :

abc- So-… Songe.

Venait maintenant le risque de n’être pas cru, son nom n’étant pas des plus courants. Puis, une idée lui venant en tête, il tenta un coup de poker, son côté quelque peu provocateur revenant à la charge. Suicidaire ? Non pas du tout, il cherche juste une technique pour fuir.

abc- C’est pas en m’asphyxiant que t’auras des infos, tu le sais ça ? Et puis c’est pas avec moi que t’en auras vu que je me tiens à l’écart de tout.

Parler autant le fit tousser et il eut tout juste le temps de tourner du mieux qu’il pouvait la tête pour éviter de cracher le sang qui lui venait en bouche sur son interlocuteur. S’il l’avait fait, cela aurait été très gênant. A présent, il fallait que le jeunot le croie – ce qui pouvait arriver vu qu’il avait dit la vérité – et le laisse en paix mais il doutait fortement qu’il le fasse. Il comptait que son coup de poker fasse mouche, autrement il se retrouverait totalement démuni.





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Daÿlan
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Mer 20 Aoû - 20:41


Tu parles, et tu respires.

Feat Songe


-  So-… Songe.

Songe ? Ce nom était loin d'être des plus courants - enfin, Daÿlan non plus... Celui-ci ne sut que croire, mais tant il l'avait malmené, ce dit Songe avait tout intérêt à dire la vérité. Et ses yeux, qui trahissaient toutes ses émotions, ne reflétaient pas le mensonge. De toute façon, il faudrait s'en contenter. Le gars portait tout de même mal son nom, bien que Daÿ aurait apprécié, dans certains moments, qu'il ne soit vraiment qu'un songe. Mais l'espion n'eut pas le temps d'aller plus loin dans sa réflexion, la voix de l'homme l'arrachant à ses pensées.

- C’est pas en m’asphyxiant que t’auras des infos, tu le sais ça ? Et puis c’est pas avec moi que t’en auras vu que je me tiens à l’écart de tout.

Daÿlan haussa les épaules. A l'écart de tout ? C'était loin d'être une excuse, et la violence avait l'air d'avoir fait effet sur l'étranger. Le jeune homme ne se laisserait plus avoir cette fois, c'était plus que certain, il ne se plierait plus à aucune volonté ni à même une once de pitié. Il repensa à la manière dont il avait auparavant appuyé son pied sur le ventre de sa cible pour éviter trop de souffrance, et puis à comment il l'avait payé. Décidément, la pitié n'aurait plus aucune place dans son vocabulaire. Il se contenta donc de répondre, sa voix ne trahissant aucune émotion :

- Tu en sais bien plus que tu ne le penses... Songe... Tu serais étonné ! Tu parles beaucoup mais tu oublies combien j'ai dû te faire souffrir pour avoir juste ton nom. Je n'en crois donc rien.

Il fixa le cinquantenaire. Du sang coulait en abondance de ses deux plaies au torse. Daÿ chassa la pitié qui revenait de nouveau et lui disait d'appuyer ses mains sur les blessures pour calmer le flux, mais il la repoussa froidement. Ce n'était pas non plus une fontaine, ça ne tuerait pas l'autre. Tout en observant ces deux entailles, il remarqua que ce n'étaient apparemment pas les premières. A travers la chemise trouée, il lui sembla apercevoir un début - ou une fin - de cicatrice, formant une croix avec la blessure nouvelle. Le jeune homme fronça les sourcils; la cicatrice semblait imposante, comme si on avait planté une lame en insistant, lentement et avec force, ce que l'on a pas forcément le temps de faire dans un combat. Les cicatrices venaient donc d'autre part. Cela restait un point à éclairer pour Daÿlan, parmi tellement d'autres. Il lança un regard à son Allatis pour s'assurer que celui-ci restait toujours attentif; car même dans l'état pitoyable dans lequel se trouvait l'homme qu'il maintenait au sol, tout mouvement désespéré était possible et Swën n'était autre qu'un distrait de première.

Le jeune espion avait une autre question pour le vagabond. Allait-il y répondre ? Si pas, il devrait encore user de violence, mais devrait prendre garde de ne pas le tuer. Un homme, ça meurt vite, surtout quand on veut le garder en vie. Daÿ saisit la gorge de l'homme et serra légèrement. Juste assez pour qu'il puisse respirer, mais le Carreau décida qu'à chaque seconde où l'étranger ne répondrait pas, il serrerait l'étreinte.

- D'où tu viens ? Tu viens forcément de quelque part, aussi vagabond que tu sois.

Daÿlan resserra déjà un peu sa main autour du coup du cinquantenaire, comme pour lui faire comprendre sa manière de faire.
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Songe
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Jeu 21 Aoû - 10:42





Resigned.






Son interlocuteur se contenta de hausser les épaules, comme s’il se moquait éperdument de ce que venait de dire le vagabond, ou qu’il ne le croyait tout simplement pas. Dans les deux cas, son coup de poker tombait à l’eau et lui était inutile. Il n’apercevait pas d’autres issues possibles, ce qui le rendait bel et bien coincé entre les mains de cet espion qui semblait fort déterminé à obtenir ce qu’il voulait. Foutu ? Le mot était adéquat à sa situation qui se dégradait au fil des minutes qui s’écoulaient. Complètement perdu, il ne parvenait pas à trouver une solution. La peur avait accompli son travail sans aucune résistance. Si seulement il vivait toujours avec Iranh… La jeune femme lui aurait fait mordre la poussière. Cependant, elle était bien loin et elle ne risquait pas d’intervenir. Elle ne le reconnaîtrait sans doute pas d’ailleurs à cause des années passées. Neuf ans… Neuf ans que tout avait déraillé ; neuf ans que tout avait été anéanti.

abc- Tu en sais bien plus que tu ne le penses... Songe... Tu serais étonné ! Tu parles beaucoup mais tu oublies combien j'ai dû te faire souffrir pour avoir juste ton nom. Je n'en crois donc rien.

La voix du « Dan » le fit revenir à la réalité, lui rappelant dans quel merdier il était et l’arrachant à ses souvenirs – ce qui n’était pas plus mal d’ailleurs. Sa voix était froide et e trahissait aucune émotion, si bien qu’il était impossible de deviner à quoi il pensait – surtout pour Songe, qui poussa un léger soupir. Il était consterné face à un tel raisonnement : selon son interlocuteur, il était facile de donner son nom à un inconnu qui se pointe devant vous armé de deux épées et qui vous plaque au sol dès la moindre inattention ? Décidemment ils n’avaient pas la même vision des choses, cela était une certitude.

L’attitude de l’espion finit par l’interpeller, ou plutôt là où était posé son regard. Sur son torse, au niveau de ses plaies. Du sang continuait de couler et il serait bientôt dans un état lamentable si le flux ne s’arrêtait pas. Il n’avait jamais été très robuste alors il sentait très facilement le contrecoup des blessures. Cependant, ce n’était pas ce que semblait regarder le jeunot. Et il finit par percuter. Sa chemise devait offrir une jolie vue – quelle ironie – sur ses cicatrices à l’apparence trop dissemblable de celles pouvant être récoltées en combat. Que de nouvelles interrogations pour l’espion qui devait sûrement se dire qu’il s’agissait là d’un nouveau point à éclaircir. Il était dans un merdier sans nom mais il savait qu’il avait déjà eu à subir bien pire.

Il sentit brusquement l’air se raréfier en même temps qu’une poigne qui le serrait à la gorge. Déjà que sa respiration était difficile, cela n’arrangeait en rien les choses. Son interlocuteur n’avait pas apprécié son coup de poker ou quoi ? De toute façon, s’il continuait ainsi, il ne pourrait bientôt plus se poser la question.

abc- D'où tu viens ? Tu viens forcément de quelque part, aussi vagabond que tu sois.

La main de l’espion se resserrait autour de sa gorge. S’il ne répondait pas, il mourrait asphyxié, mais s’il répondait, il devrait subir d’autres souffrances, comme s’il n’en avait pas déjà assez connues. Et puis quel choix splendide ! Et quelle perspective d’avenir. Il ne savait pas ce qu’il avait fait pour mériter cela, mais c’était vraiment trop d’attention pour lui. Il ne tarda pas à fournir une réponse, sa voix quelque peu tremblotante :

abc- D’une famille, comme presque tout le monde, que j’ai abandonnée il y a longtemps. Et là, d’une cabane où j’habite, mais en aucun cas d’un clan.

Il toussa et cracha quelques gouttes de sang sur le côté. Autant parler avec si peu d’air le faisait souffrir mais il n’avait visiblement pas tellement le choix. Cependant, d’une certaine manière, c’était une façon de dire qu’il crachait sur les clans et autres communautés de ce style.

Kanh l’observait d’un œil inquiet du haut de sa branche, le suppliant de le laisser intervenir. Songe continuait de le lui interdire, ne souhaitant nullement le voir prendre des risques inutiles pour lui. Il avait également peur du contrecoup si leur tentative échouait. De plus, même s’il parvenait à fuir, où est-ce qu’il irait dans son état ? Il ne pourrait fuir guère longtemps et il se ferait rattraper, il en était sûr. Au final, il était bel et bien foutu, sans aucune issue valable. Puis, il retenta son coup de poker, sa respiration lui important beaucoup :

abc- Il n’empêche que c’est pas en m’asphyxiant que t’auras tes stupides infos.

Il toussa à nouveau. Fallait vraiment qu’il arrête de parler avec aussi peu de souffle ou il allait finir par y rester.





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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Sam 23 Aoû - 20:42


Un plan en place.

Feat Songe


Daÿland obtint une réponse bien plus vite que ce à quoi il ne s'était attendu.

- D’une famille, comme presque tout le monde, que j’ai abandonnée il y a longtemps. Et là, d’une cabane où j’habite, mais en aucun cas d’un clan.

Finalement, peut être que ce Songe commençait à comprendre, mais ce n'était pas encore gagné. Ses réponses restaient évasives et l'espion attendait d'apprendre réellement quelque chose. Cependant, il savait qu'à force de trop harceler sa cible, ou du moins, de trop la fatiguer, c'était certain qu'il n'obtiendrait plus de réponses ou du moins, des peu claires. Tenter de tout découvrir au même moment était peine perdue... Mais si il laissait le vagabond partir, comment être sûr qu'il le reverrait pour continuer ses recherches ? Daÿ réfléchissait, sans succès, à une issue, alors que l'homme, dans un sale état, répétait au jeune Carreau d'arrêter de l'étrangler. Le cinquantenaire cracha du sang - quelle charmante intention que d'avoir tourné la tête pour ne pas asperger Daÿlan - comme pour imager le mépris dans sa voix lorsqu'il avait parlé des clans. Il ne fallait pas que l'espion s'en irrite pour le moment, il fallait d'abord trouver un moyen.

Le menacer ? Oui, mais ce n'était pas assez, il fallait une raison. Ou garder quelque chose qui lui appartenait et à quoi il tenait. Son inhalateur ? Non, mort, il ne servirait à rien. Pendant de longues minutes, un silence de mort s'installa. Le jeune homme avait toujours sa main dans la même position, cependant il serrait un peu moins la nuque de l'autre pour qu'il régule son souffle. Non, ce n'était pas de la pitié, mais uniquement pour qu'il puisse donner des réponses plus claires. Des réponses plus claires... cette pensée donna une idée soudaine à Daÿlan. Plus tôt, il n'aurait jamais osé y penser mais, maintenant, il savait que qui ne tente rien n'a rien. Et cette idée permettrait non seulement de rester en contact par la menace, mais aussi d'avoir des infos sur un peu de tout. Oui, l'espion pensait bel et bien à faire de Songe son informateur personnel. Il avait toujours rêvé d'un indic', et une chance se présentait à lui. Et si le vagabond refusait, il n'aurait pas la paix, voilà donc.

Bon, il savait que c'était risqué, mais en insistant un peu, il devrait y avoir moyen. Il fixa à nouveau le cinquantenaire dans les yeux, soupira puis lança d'une voix neutre :

- Et puis, je te laisserais bien la paix pour aujourd'hui, mais j'ai peur qu'on perde contact. Ce serait dommage... Du coup, j'ai une proposition à te faire : tu as la paix, et en échange, tu me files des infos, quand tu as quelque chose d'intéressant tu me préviens et tu peux aussi m'en dire sur toi... En échange, tu ne seras plus amoché comme ça - du moins pas par moi. Et si t'en veux, j'ai de l'argent, mais faudra vraiment le mériter. En gros, tu deviens mon indic, et je te fous la paix.

Son regard se fit plus insistant alors qu'un nouveau silence s'installait.
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MessageSujet: Re: Manipulations in the darkness [PV Daÿlan]   Lun 25 Aoû - 21:08





Cours toujours.






S’ensuivit un long silence, comme si la Mort venait de faire son apparition dans la forêt et que toute âme avait fui loin de ces lieux. Et pourtant, la réalité était bien loin de cette impression. L’espion n’avait pas quitté sa position et bloquait toujours autant la respiration du vagabond. Cependant, il avait fini par relâcher la pression qu’exerçait sa main sur la gorge de ce dernier. Avait-il enfin compris que son souffle était plus qu’un élément vital chez lui ? Il en doutait mais il devrait faire avec. Au moins l’asphyxie s’éloignait peu à peu et retournait de là où elle était venue – c’est-à-dire d’il ne sait pas où.

Il s’appliquait à inspirer et expirer profondément – enfin, dans la limite du possible – afin de reprendre un rythme respiratoire régulier et non saccadé et haletant comme lors de ces dernières minutes. Il tentait également d’ignorer la douleur mais cela ne fonctionnait pas des masses. Il n’avait jamais été doué sur ce point-là – à vrai dire il n’est pas doué sur beaucoup de domaines –, à son grand désespoir. Oh qu’est-ce que cela lui aurait été utile, lui qui se retrouvait très souvent dans des situations quelque peu chaotiques. Hm… très souvent ? Vous vous foutez de moi ? J’aurai plutôt dit tout le monde, mais on va faire comme si je n’avais rien dit. Bref ! Le sang continuait de couler de ses blessures et l’autre con qu’était l’espion carreaux ne faisait rien pour stopper ce phénomène. Faut dire, comme il en était le responsable, cela aurait un peu idiot de soigner ce qu’il avait causé. D’ailleurs, celui-ci semblait avoir « bugué ». C’est vrai quoi, il restait planté sans mot dire, comme un abruti. Oh, il réfléchissait sûrement, mais c’était qu’il mettait pas mal de temps ! Puis sa voix finit par se faire entendre :

abc- Et puis, je te laisserais bien la paix pour aujourd'hui, mais j'ai peur qu'on perde contact. Ce serait dommage... Du coup, j'ai une proposition à te faire : tu as la paix, et en échange, tu me files des infos, quand tu as quelque chose d'intéressant tu me préviens et tu peux aussi m'en dire sur toi... En échange, tu ne seras plus amoché comme ça - du moins pas par moi. Et si t'en veux, j'ai de l'argent, mais faudra vraiment le mériter. En gros, tu deviens mon indic, et je te fous la paix.

Sa voix était neutre et son regard se fit plus insistant. Le vagabond déglutit avec peine en entendant cette offre qui n’en était pas vraiment une. S’il refusait, il n’osait imaginer ce qu’il se passerait dans la minute qui suivrait. Non, et valait mieux pas, cela était sans doute préférable. S’il acceptait, oh, il avait une belle « promesse » de paix. Cependant, il avait quelque peu du mal à y croire. Après tout, il venait de subir une torture expresse et il fallait qu’il le croie sur parole ? Ces deux éléments n’étaient pas compatibles dans sa tête mais il savait qu’il n’avait guère le choix. Par contre, il devait avoir fumé quelques mauvaises herbes pour qu’il pense qu’il allait donner des informations sur lui. Sûrement un peu trop optimiste sur ce coup-là le jeunot. Il soupira intérieurement. Il allait devoir accepter mais, techniquement, rien ne l’obligeait ensuite à reprendre contact. Il pouvait toujours fuir loin d’ici ou tenter de fuir perpétuellement le chemin de ce « Dan ». Qui sait, avec un peu de chance, il ne le reverrait jamais ? Ouais non, la chance et lui, c’était impossible. Au pire, si leurs chemins se croisaient de nouveau, il pourrait toujours prendre la fuite – sans se casser la gueule cette fois, cela serait mieux. Il sentait en lui la désapprobation de Kanh qui lui soufflait de ne pas tenter le diable car cela serait plus sûr. De toute façon, avec la peur qui l’habitait, il n’était pas prêt de retenter des actions provocatrices en présence de l’espion. Il finit par répondre, et étrangement l’hésitation et la crainte qui semblaient s’être envolées lors de ce silence réapparurent aussitôt, si bien qu’il ne fit que bredouiller une réponse :

abc- De toute façon je n’ai pas trop le choix je crois. J’accepte, mais n’escompte pas avoir des infos sur moi, là tu peux toujours courir.

Il perçut le soupir d’exaspération de Kanh toujours perché dans son arbre. Un brin provocateur peut-être ? Eh oui, on ne le changera pas, qu’importent les conséquences de ses actes au combien dangereux.



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